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L'interculturalité est la richesse de l'humanité (et des sorciers) | Balthazar
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REFRACTAIRE
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PROFESSION : stagiaire conservateur au British Museum

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L'interculturalité est la richesse de l'humanité (et des sorciers) | Balthazar

Dim 26 Avr - 13:59
First Visit of the Afternoon

Beryl avait terminé ses cours de la matinée quelques heures auparavant. Notamment deux longues heures avec son professeur d'arts et technologies des périodes préhistoriques qui avait péniblement tenu le crachoir pour leur expliquer, plus grâce à de nombreuses hypothèses jamais vérifiées que par de rares preuves authentiques, les techniques de réalisation de poteries en céramique retrouvées en infime quantité sur le site de Hakata, au Japon. Il s'agissait là de l'essence même du type de cours auquel Beryl détestait assister. Passer un temps aussi considérable à écouter passivement et placidement l'exposé de sujets si précis et finalement si mal connus même des archéologues lui donnait toujours la désagréable impression de perdre son temps de manière hautement improductive. Alors, dès que sa montre avait eu la bonté d'afficher onze heures, la jeune fille avait presque d'un seul geste rassemblé ses livres et feuilles, les avait rangés dans son sac et s'était levée pour quitter l'amphithéâtre, sa vivacité retrouvée. Elle avait fait un détour par la cafétéria de l'université pour y acheter son déjeuner. Elle préférait se rendre directement au musée pour manger sur place et être fin prête pour sa première visite de la journée.

C'était éreintant. Faire des visites, ce qui ne semble pourtant pas si trépidant, est cent fois plus excitant que de suivre certains cours...

Beryl se rendit directement dans la salle de service réservée au personnel du musée. Elle salua d'un bref signe de main ses collègues de l'accueil en passant devant la billetterie et s'installa sur une chaise, une fois arrivée dans le local, pour déguster son repas. Elle rangea ses affaires de cours dans le casier qui lui avait été attribué, et en sortit par la même occasion son uniforme. Elle s'attacha également les cheveux. Il fallait admettre que malgré sa petite corpulence, la couleur de ses cheveux avait le mérite de la faire ressortir de la masse d'une foule entre autres choses, ainsi cela se révélait parfois assez pratique. Une fois son attirail complet de conservatrice de musée en règle revêtu, elle sortit pour se rapprocher de l'accueil et de la file d'entrée par laquelle arrivaient les groupes de visites organisées. Peu de temps après, toutes les personnes du groupe étaient prêtes à commencer le long périple dans les grandes salles du British Museum.
 
▬ Bien, bonjour à tous ! Vous m'entendez ? Allô ? Vous savez quoi ? Nous allons nous avancer par là, l’acoustique est meilleure et c'est sur notre chemin.

Beryl invita ainsi les touristes ou les simples visiteurs à sortir de l'entrée pour se poster au beau milieux d'une vaste salle d'un blanc éclatant et dont le plafond avait une étrange forme incurvée. La jeune fille, en attendant que les plus âgés ou que les retardataires ne les rejoignent, scruta d'un œil curieux les différents faciès qui la fixaient en retour ; pour une fois, le groupe était assez hétérogène. Il ne s'agissait pas uniquement de touristes étrangers ou d'anciens, elle distinguait des visages plus jeunes également, dont notamment le dernier jeune homme à s'être incrusté au groupe, arrivé tout juste avant que la visite n'ait démarrée.

La jeune fille grimpa sur l'un des bords surélevés de l'énorme pot au design moderne d'un arbre décoratif tout aussi immense avant de s'éclaircir la gorge; les visiteurs comprirent rapidement que le plafond incurvé n'était pas que ornemental, tant les consignes rappelées par Beryl raisonnèrent distinctement aux oreilles des concernés.

▬ Bonjour et bienvenue aux derniers arrivés, je me prénomme Beryl Euphemia Marshall et je serai chargée de vous guider à travers les différentes sections de ce gigantesque musée. Aussi vous prierai-je de m'informer si vous avez un quelconque souci, si vous souhaitez faire des pauses -ce qui, je vous l'assure, sera nécessaire-, ou simplement si vous avez des questions sur les œuvres en exposition. N'hésitez pas à me les poser, j'y répondrai aussi précisément que possible.

Beryl descendit ensuite de son podium et esquissa un pas en direction du début de la visite avant de faire volte-face pour se percher une nouvelle fois sur l'estrade. La foule avait singé ses gestes en tentant d'abord de la suivre puis s'était arrêtée net en la voyant revenir en arrière.

▬ J'allais oublié mais bien qu'il vous soit interdit de les toucher vous pouvez parfaitement prendre en photos les œuvres, sauf mention contraire de ma part pour certaines pièces, tant que vous n'activez pas le flash. Et gare à vous, j'ai des yeux dans le dos, si vous flashez, je le saurai.

Elle offrit un somptueux sourire aux quelques individus visiblement déçus et n'ayant pas pu réprimer un imperceptible soupir et descendit, cette fois pour de bon, de son perchoir pour commencer le tortueux parcours à venir.
© Effie


+I hide in boxes 'cause that's how I roll+
run boy run ! this world is not made for you | run boy run ! they're trying to catch you Δ

My second name is Euphemia, you can call me Effie
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MARIONNETTE
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ORIGINE : sorcier de sang mêlé

Re: L'interculturalité est la richesse de l'humanité (et des sorciers) | Balthazar

Mar 26 Mai - 2:10
I want you, we can bring it on the floor, you've never danced like this before. We don't talk about it. Dancing on, do the boogie all night long, stoned in paradise.  Δ Milky Chance
et la reine d'angleterre, c'est
pas une cracmole par hasard ?
Depuis que Balthazar était à Londres, il avait pu voir les choses évoluer rapidement. Pas tant la ville, bien que les Jeux Olympiques avaient rendu les londoniens complètement barges et qu'on avait vu émerger maints nouveaux immeubles, hôtels, mais plutôt les gens. Il faut dire que personne n'aurait pu imaginer possible une telle chose. Des sorciers, parmi eux ? Dans leurs rangs ? Balthazar trouvait ce revirement de situation assez inédit, même si pour lui, cela ne changeait rien véritablement.
Les moldus, il y avait consacré presque une vie entière. Chez lui, il avait vécu avec une grand-mère adoptive moldue qui lui avait enseigné la magie des comics – quelles drôles d'idées de s'inventer des super-héros aussi tordus, parfois ! - ,des habitudes moldues, et de bien d'autres spécificités qui faisaient de ces gens une espèce tout à part et bien plus évolués que les sorciers. Oui, Balthazar aimait à le penser : quand on a créé l'électricité, la télévision et internet, c'est que forcément, on est plus futés que ceux qui sont restés ancrés dans leurs visions de sang-purs et de sang-de-bourbe. Vraiment, ridicule.
Toutefois, si ses convictions étaient imperturbables, Balthazar n'avait jamais osé avouer, de ses années à Poudlard ou même à l'Université, qu'il adorait, que dis-je, adulait, la communauté moldue. Trop bon acteur pour se risquer à sortir du lot, il préférait se conformer aux attentes de la majorité, quitte à renier ce qui faisait de lui un sorcier tout à fait particulier.
Mais depuis qu'il était à Londres, Balthazar se laissait prendre au jeu. Personne ne s'amuserait à le suivre ou à l'interroger sur ses passes-temps. Il était un élève modèle, assidu, avec un job à mi-temps pour payer ses dépenses mensuelles, un type droit et marrant, qui aimait tout autant sortir que rester chez lui à relire Mon balais bien-aimé, l'ouvrage numéro un des ventes sur le Quiddich. Alors, quand il avait du temps de libre, une après-midi, une matinée, quand il s'ennuyait un samedi, il allait faire ce qu'aucun autre sorcier se donnait la peine de faire : se renseigner sur son voisin. Le moldu, cette espèce si intelligente, non-magique de surcroît. Et pour cela, quoi de mieux que le musée ?

Ce jour-là, Balthazar arriva parmi les derniers. La guide avait déjà commencé son speech ou du moins le croyait-il car elle les fit avancer vers le coin de la grande salle. En la voyant monter sur le pot de l'énorme arbre décoratif, le jeune sorcier réalisa à quel point elle était jeune. Peut-être autant que lui, même s'il en faisait cinq de moins, et il éprouva une certaine admiration. Aurait-il été capable de se mettre ainsi en avant devant une foule de touristes de toutes nationalités et de tous âges ? Elle se présenta finalement d'une voix claire et intelligible, forte, qui fit sourire une seconde Balthazar. Oui, il admirait la rouquine – qu'il trouvait en plus plutôt jolie – et nota en mémoire son second prénom. Allez savoir, le premier ne l'inspira guère. Euphemia, ça sonnait presque sorcier. Peut-être l'était-elle ? Il y avait de quoi devenir paranoïaque, avec l'ouverture des frontières entre leurs deux mondes. Mais Balthazar avait appris qu'il était une espère rare à côtoyer les moldus à ce point sans risquer son identité. C'était un don, ou quelque chose du genre, qu'il bénissait et chérissait. Et qui méritait souvent quelques recherches préalables pour ne pas débarquer comme une fleur. Toutefois, l'exposition qu'il venait voir lui était totalement inconnue et sa curiosité grandissait rapidement. Il aurait certainement des questions à lui poser, à Euphemia.
Descendant de son perchoir, la jeune fille fit un pas et le groupe l'imita, Balthazar comprit. Il se fit promettre de dépasser les petits vieux et les japonais pour s'approcher au plus près de la guide afin de lui poser les questions qui lui venaient en tête sans avoir besoin de les crier. Elle précisa alors que les photos étaient interdites et qu'il ne fallait pas toucher les œuvres. Logique, me direz-vous. Mais c'était toujours mieux de le répéter au cas où.  

A peine avaient-ils commencé et s'étaient-ils arrêtés afin que la guide leur explique la salle dans laquelle ils allaient pénétrer, une petite vieille agita une main tremblante :

-C'est votre vraie couleur de cheveux mademoiselle ?

Balthazar écarquilla les yeux et son regard croisa celui d'Euphemia. Il lui sourit, amusé de cette remarque, sans savoir ce qu'elle en dirait ni comment elle réagirait. Finalement, c'était intéressant. Il comprendrait peut-être un peu mieux à qui il avait à faire.



 




STARING AT THE SUN.
il existe des horreurs dont on reste hanté. et des bonheurs qui nous marquent à jamais. ©.mad love & mlle a.
absente du 2 au 25 juillet.
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