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Lun 4 Mai - 0:25





i say a little prayer
for you







Huit heures du matin. Le téléphone sonne au loin, sonne, sooooonnne... Et puis, c'est au tour du réveil et du cellulaire. Ouvrant à peine les yeux, Robbie, affalé plus qu'allongé, cherche son téléphone. « Allôôôôô ? » - Oh Livingstone, enfin, crie la voix dans le combiné. On a un gros business avec des bourges, sois là dans une demi-heure. - Ouais, d'accord Roger, j'y serais. A plus. Les paupières se referment. Non, tu n'y seras pas.
Je vous passe la séquence je m'habille à l'arrache, je mets ce qui me vient sous la main et je pédale comme un dingue pour arriver avec – ta-dam – quarante minutes de retard. Le soleil brille ; Robbie descend de sa bécane nonchalamment, une cigarette coincée au bord des lèvres, un t-shirt crasseux à l'effigie de Ray Charles sur le dos – avec option tâche de graisse de vélo, parce que ce dernier a la fâcheuse tendance à dérailler, un jean troué aux genoux et une paire de baskets trouées. Grande classe. Le jeune homme attache négligemment son vélo à un arbre, pas de précipitation, tandis que les autres mecs chargent le camion. Roger sort en trombe de nul part – possiblement une grosse bâtisse de ce quartier chic. - QUARANTE MINUTES DE RETARD ! TU TE FOUS DE MOI ! Ca va que j'ai besoin de toi aujourd'hui, mais bon, grommèle le patron. - Ouais, par ailleurs, j'en suis sincèrement navré Roger. J'ai vu que les gars avaient déjà chargé les trucs. - Qu'est-ce que tu crois ? Si on t'attendait, on n'y serait jamais. Bon, ça passe pour cette fois. Le boss tend la main pour ébouriffer les cheveux – par ailleurs si bien coiffés – de Robbie. - Nan, Roger, pas les che-veuuuux ! - Monte dans le camion alors, MAINTENANT ! Et passe à la boutique tout à l'heure, je te filerais ton salaire moins les quarante minutes de retard. - On part où déjà ? Quoique ça ne m'intéresse pas...prononce Robbie pour lui même. - Bah, tu verras bien en arrivant. Et tiens toi bien ! Pas d'herbe là-bas ! - Ouais, ouais, d'accord, je serais sage comme une image. - Tiens, les clés du camion. - Merci patron ! Robbie prend place derrière le volant, Jared et un autre type montent à ses cotés. - Vous savez où on va les gars ? Le camion démarre en trombe, manquant de renverser quelques passants sur son passage.

Un portail si grand qu'on n'en voit jamais le bout, le camion stationne sagement devant. Une voix nasillarde de femme se fait entendre par l'interphone. « Oui, c'est pour quoi ? » - On a une livraison spéciale du Père Noël. Les deux types à coté de lui soupirent ; Jared se tourne vers lui – T'es fatiguant Robbie. - Ouais, je sais Jared, c'est bien pour ça que je suis célibataire.Ça, plus une MST magique. Livingstone se retourne vers l'interphone. - On vient livrer des trucs de Londres. - Des meubles vous voulez dire ? Crie l'interphone. - Je suppose, on est déménageurs après tout. - Garez vous au fond. - Bien m'dame. Shazam, ouvre-toi. Et le portail s'ouvre sur un immense parc, où attend sagement une bâtisse cossue en fond, à deux ou trois kilomètres de distance. Les pneus du camion crissent sur les graviers tandis que le véhicule s'avance à vive allure avant de contourner le bâtiment pour se garer à l'arrière, où une femme d'une cinquantaine d'années les attend dignement, si droite, si fière. Robbie saute du siège conducteur et claque violemment sa portière. La dame s'approche. «  Faîtes attention, vous allez effrayer les chevaux de madame et monsieur. - Ouais, d'accord. Bon, on doit vous mettre ça où ? Le rideau arrière du camion se relève dans un fracas. Jared sourit à la domestique et lance un « pardon » du bout des lèvres.
La chaine pour transporter les vieilleries se met en place. Robbie sue à grosse goutte sur son t-shirt sale malgré l'air plus doux de la campagne, les lunettes de soleil toujours vissées sur ses yeux, même lorsqu'il traverse le vestibule et les centaines d'autres pièces que doit contenir cette bâtisse. Ses collègues semblent ébahis de la richesse de l'intérieur, lui n'y jette pas un seul coup d'oeil. C'est une maison de riche qui ressemble à tout ce qu'il y a de plus clichés : toiles de maître, boiseries, personnel bien trop aigri...

Quelques meubles plus loin, la domestique de tout à l'heure accoure. « Monsieur, on ne peut pas fumer à l'intérieur ; ca ira pour cette fois, je ne le dirais pas mais bon... » Sans gène, Robbie sourit et se dirige vers l'extérieur. Il aperçoit un mec au loin ; d'ailleurs qu'est-ce qu'il fait là ? Il s'accroupie dos à la maison, à l'ombre. Mais c'est que ce type s'approche de lui. Il a une étrange allure. Accrochant son plus beau sourire commercial aux lèvres, il le regarde vaquer à ses occupations somme toute mystiques. Le type s'approche à quelques mètres et rentre dans une petite cabane – mais est-ce vraiment une cabane ? Aucune idée. - Salut, lache platement Robbie, son horrible sourire toujours accroché à ses lèvres – comme sa clope d'ailleurs.


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Re: say a little prayer for you - apollo

Lun 4 Mai - 22:08




Robbie & Apollo
I'm growing tired of the big city lights, in all my dreams I am roaming once more. Back to my home.

Ce qu’il y a de bien avec la campagne, c’est qu’elle donne l’impression qu’on peut y être tranquille. Comme dans les romans, lorsqu’un héros s’allonge dans l’herbe et s’endort la pendant tout l’après-midi pour rentrer chez lui le soir et s’apercevoir que le dîner est servi et qu’il ne lui reste plus qu’à l’engloutir férocement parce qu’à ne rien faire de toute la journée, son ventre crie famine. En réalité, la campagne, c’est douloureusement chaud, il y a toujours au moins un bruit parasite qui du coup, énerve encore plus que lorsqu’on est en centre ville, et surtout, ça pue. Enfin, tout dépend de si on se promène au beau milieu d’un champ de fleur et non ce n’est normalement pas possible comme on pourrait le croire dans les films, car qui dit fleurs, dit abeilles et dit piqûre si on court partout comme un petit faon. Donc ça aussi, c’est un préjugé qui fait aussi fantasmer qu’il n’est faux. Enfin, tout de même, j’y reviens à chaque fois. Peut être parce que j’ai grandi loin des grandes villes. Enfin, si on devait comparer les odeurs, finalement, la ville ça sent quoi ? Le kébab, les voitures, et les gens pas lavés. Ici ça sent le vieux, le fumier et les animaux. Et quand il pleut, un animal, ça pue.

Enfin tout de même, si vraiment je n’aimais pas ça, je n’aurais pas choisi pour métier palefrenier. De toute manière j’accuse mon odorat de ne pas être des plus affutés. C’est ça de mettre du parfum tous les jours et de chaque fois que je vais dans une galerie commerciale, tous les sentir. Oh ça va ! Je mets de l’eau de toilette qui sent la lavande, juste pour ne pas sentir le poney, au sens propre du terme. Mais il est vrai que j’ai tendance à faire attention à mon physique, et à ce que je peux montrer aux autres, certains trouvent ça superficiel, moi je trouve ça respectueux. Quand on se montre à des gens, on ne s’habille tout simplement pas comme un sac. Et en l’occurrence, je travaille chez de riches propriétaires de chevaux qui ont réaménagé leur salon et qui attendent aujourd’hui la livraison de leurs nouveaux meubles.

Au moins, ce qu’il y a de bien avec les déménageurs, c’est qu’ils ont le même niveau de décibels qu’une poissonnière menacé de licenciement. Quelle atroce comparaison. Enfin ce n’est pas qu’on savait que c’était eux depuis le début du bled, mais tout de même, je n’ai eu aucun moyen de me tromper. Alors sinon, ils ont l’air à peu près efficace. En tout cas, l’un d’eux prend le temps de s’arrêter prendre sa pause clope. Moi je continue mon travail, et il faut justement que j’aille chercher un seau vide dans le cabanons de quarante mètre carré juste à côté de là où se trouve le fumeur. Sauf qu’en me rapprochant de lui, j’ai le pressentiment que je le connais. Pas qu’on se soit déjà rencontré, non, c’est bien plus infime, et pour lui je dois être un inconnu lambda qui se promène dans les jardins de Monsieur et Madame.

J’avais finalement dû m’endormir. Disons que la fatigue accumulée des quelques derniers jours avait eu raison de moi. Du coup, j’avais sombré, et était devenu complètement vulnérable aux attaques de mon don de divination. Du coup, à peine j’avais commencé à me reposer qu’une vision s’était imposé à mon esprit et m’avait tenu tête jusqu’au matin. J’y avais aperçu une silhouette d’abord, un homme, puis une deuxième, une femme. Et à ce moment là je m’étais senti voyeur pervers, et très très mal. Impossible de fermer les yeux, j’assistais aux ébats d’un couple de personnes que je ne connaissais même pas. Heureusement que l’image était toujours un peu flou et que j’arrivais à rester très neutre, malgré la scène. La femme finit par disparaitre, et l’homme devint un peu plus net, et je pus apercevoir son visage. Ainsi que de la magie autour de lui. Et en assemblant les deux, je me permis une petite interprétation. C’était un Wizzggle, et il n’en était pas très heureux. Ironie du sort, il l’était devenu de la même façon que moi.

« Hey ~Bonsoir~ ! » toujours du français pour commencer, ça pose le style, la nationalité, et tout le reste. Je le dévisage, mon seau par terre à mes pieds, alors que nous sommes beaucoup plus proche maintenant que je me suis rapproché de lui. « Tu veux pas la finir vite, cette odeur a prouvé des cas de meurtre par le passé. » Oui, on peut faire mieux comme première rencontre. Mais j’y peux rien, la cigarette, ça me donne juste envie de l’arracher des mains de son possesseur pour la lui mettre bien profond dans le nez ! Enfin, après tout, il n’est pas chez lui comme je ne suis pas chez moi, et comme je ne suis normalement pas en droit de prendre trop de pause, je ne vais pas risquer un esclandre. Enfin j’essayerai, promis. Après. « Attend, je suis désolé »
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Re: say a little prayer for you - apollo

Mar 5 Mai - 0:02


Un français, oh-mon-dieu. Robbie ne se souvient même pas que cela existe, la France – même si ce pays se trouve à quelques centaines de kilomètres plus au sud. La géographie du Royaume-Uni passe encore, mais le reste de l'Europe ? Bien trop éloigné. Il était donc parti chercher un seau, pourquoi pas. Ce type le met plus que mal à l'aise, comme s'il pressent que Robbie est un peu plus qu'un humain normal, qu'il est malade – cela doit être écrit sur son visage, c'est certain. Il a une tête de malade, comme les séropositifs ? La magie est une saloperie incurable. L'employé le regarde étrangement et le jeune homme ne sait pas trop quoi en penser. En tout cas, pour un ouvrier du parc – peut-être un jardinier – ce mec a une sacrée classe. Même en vêtements de travail, il fait plutôt propre sur lui, bizarrement apprêté. Il trouve en plus le moyen de critiquer ces chers, très chers batons de nicotine. Robbie le vit comme une agression. Pour qui se prend-il ? Et en plus il s'éloigne, s'en doute pour retourner travailler, faire je ne sais quoi. Il serait désolé ? Mais désolé de quoi au juste ? De rien évidemment, Robbie pense qu'il essaye de prendre la fuite – et il n'aime pas trop ça.  Ca commence plutôt mal ; pourtant il refuse de se laisser faire, d'abandonner.  
Cloué sur place, il termine sa cigarette en silence. Le cadeau. Merde, à chaque nouvelle personne qu'il croise, Robbie offre un cadeau. Il écrase sa clope sur le sol – non, il ne la ramassera pas, il doit bien y avoir des personnes dans ce palace pour le faire à sa place – et se précipite à l'arrière du camion, grimpant et enjambant les meubles qu'il reste à débarrasser. Retourner travailler ? Les autres types le feront. Il a bien mieux à faire, il a une mission biblique à remplir : trouver un présent dans ce foutoir à offrir à ce type. Peut-être que ce dernier l'appréciera plus lorsqu'il l'aura reçu.


Par des gestes imprécis, il enlève le scotch qui scellait un tiroir et fouille à l'intérieur, arrachant au passage la marqueterie qui décore ce dernier. Il trouve des papiers et des bibelots - d'une laideur à vous faire frémir - emballés dans du papier de soie qu'il déchire avec frénésie. La beauté de ces objets réussit à lui hérisser les poils, mais tant pis. Il se cache les yeux d'une main ; l'autre plonge à l'intérieur du tiroir et attrape un objet qui ressemble à une girafe en porcelaine – avec plus ou moins de réalisme. Non, pas certain qu'il s'agisse d'une giraffe. Cela pourrait être une licorne ou même une vache. Cela fera l'affaire.
Se propulsant hors du camion, il ne prend pas la peine de remettre les objets en place, ou pire, de refermer le tiroir. Je-m'en-foutiste jusque-boutiste. Il se met à la poursuite du type louche d'un pas relativement rapide – sa vitesse est bien plus lente qu'un londonien. - Attends ! Pas de réponse, peut-être ne l'a-t-il pas entendu ? Il accélère et le rattrape assez rapidement. Il se place face à lui, attrape son poignet et pose l'objet dans son main. - Tiens, c'est pour toi. Pour m'excuser pour l'odeur de tout à l'heure. Menteur, menteur. Je m'excuse si ca t'a gêné, mais j'ai tendance à ne pas avoir de règle avec cette saloperie. Je me dis que tout le monde fait pareil et j'ai tendance à oublier que cela peut embêter les personnes qui m'entourent. Le flot de paroles – et de mensonges s'écoule, inépuisable. Ca t'embêterait si je reste avec toi ? Je peux être ton assistant pour la journée ? Les gars vont s'en sortir sans moi j'pense... Tu fais quoi d'ailleurs ici ? Tu bosses pour les bourges ? Je suis un très bon assistant, tu verras. S'il te plait ?
Il mange ses mots, parle bien trop vite ; on dirait un enfant qui s'agite, qui gesticule pour attirer l'attention. Son excitation pour les nouvelles personnes qu'il rencontre s'efface assez vite, mais il ne peut s'empêcher de vouloir en savoir plus sur ce mec sans trop savoir pourquoi. Ah, si, il le sait. Il a détesté la manière dont il l'a regardé ou l'a abordé – cela lui a fortement déplu.  Sa rancune est plus que tenace. Il tente misérablement de décrypter le visage en face de lui sans aucun succès. - Je me prénomme Robbie, votre assistant personnel du jour, pour vous servir... Le jeune homme effectue une révérence grossière – et l'herbe se rapproche dangereusement  de son visage. En se relevant, il se recule légèrement, comme s'il avait vu le visage de la mort ou quelque chose d'aussi perturbant. Effrayant étranger. Il regrette sa proposition ; il souhaiterait avoir pour une fois fermé sa bouche et partir en courant. Mais non, il reste là, les bras ballants à attendre ; le soleil l'éblouit quelque peu et un silence étrange règne. Ah, la campagne.
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Re: say a little prayer for you - apollo

Jeu 14 Mai - 17:49




Robbie & Apollo
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WTF. Je suis habitué aux situations improbables, au gens un peu bizarres et à tout ce qui entoure la ville de Londres maintenant qu’elle est noyée par la sorcellerie, mais franchement, est-ce que cet homme a encore tout ce qu’il faut là où il faut dans son cerveau où est-ce que ces deux neurones n’arrivent définitivement pas à se connecter ? Non parce que ce n’est pas la névrose ou le fait qu’une personne soit lunatique qui me dérange en général, mais à ce stade là, le mec est carrément bipolaire ! Qu’est-ce que je peux bien répondre à ça en plus ?!

Il était parti, sans rien dire. Attends, mais ce n’est pas lui qui m’avait abordé juste avant ?! Bon certes je n’avais pas été très poli, et même un peu intrusif, mais ça n’était pas une raison pour m’ignorer, finir sa cigarette, la jeter par terre et se barrer comme si sur mon front été écrit « attention, a la peste ». Je ne lui en avais pas non plus tenu pour responsable, le monde entier sait à quel point j’ai beaucoup de tact quand je m’y mets. J’étais bien du genre à aborder un sujet hautement sensible sans même m’en rendre compte ou laisser filtrer à quelqu’un qu’il a un petit défaut bien sympathique. Enfin, de toute manière, les amis, je n’en ai jamais eu beaucoup, et généralement, ce ne sont pas mes coups d’un soir qui apprennent à me connaitre. Non, finalement, les personnes avec qui j’avais vécu ou qui m’avaient un peu plus côtoyé que seulement quelques heures savaient que j’étais insupportable et que j’avais le tact de Docteur House avec l’ingéniosité de la personne en moins.

Je le regarde, comme s’il était complètement fou. De haut aussi, mais plus part rapport à la différence de taille que parce que je me sens supérieur à lui. Quoiqu’il vienne de se nommer assistant d’un palefrenier, si ce n’est pas se considérer comme pire que rien, je ne vois pas trop. En plus il vient de faire la courbette la plus moche du monde. Je n’ai rien contre l’empressement et la politesse mais les deux en même temps ont tendance à cacher des choses. J’ai l’impression d’être sondé, alors qu’au final j’ai son nom, son identité et lui n’a rien.

J’avais haussé les épaules, certain que je ne reverrai plus cet être impoli. Moi qui avais dans l’idée de lui donner une bonne tape sur l’épaule pour lui rassurer qu’il n’est pas le seul à être dégoûté d’être un sorcier. Mais bon, s’il avait préféré fuir vers son camion de déménagement, c’était son choix. De mon côté, je n’avais pas touché au mégot, avais récupéré mon seau et m’était dirigé vers les écuries de Madame et Monsieur. Bon, la lourdeur du contenant me ralentissait, mais je pensais tout de même être plus rapide qu’un escargot atrophié.

Il s’appelle Robbie. Je ne lui donne pas mon nom, pas encore sûr qu’il mérite réellement de le connaître, en fait je ne sais pas, je ne comprends pas ce qu’il veut et ça me met mal à l’aise. Je lui tends tout de même la main, celle qui est libre, par politesse, pour essayer de me rattraper sur ce que je lui avais dit, et qu’il ne voit pas en moi qu’un coincé du cul trouble fête. En réalité, je suis tout le contraire, sauf lorsque que l’on parle de drogue, et même de cigarette.

Il m’avait rattrapé en moins de temps qu’il n’en faut pour dire quelque chose du genre « blablablabla ». Il m’avait attrapé le poignet, assez fort pour que je ne puisse pas le retirer, et m’avait posé quelque chose dans la main. Un animal en verre. C’était fort aimable de sa part, très beau aussi, mais je ne comprenais pas pourquoi il me donnait ça. Ni d’où ça pouvait bien venir. Puis dans ma tête, le raisonnement fut simple, Objet, Camion de déménagement, Riches propriétaires… Vol. Est-ce qu’il venait bien de faire de moi un voleur ? Je ne lui dis rien, je ne savais pas réellement quelles était ses intentions. Et le voilà qui se mis à parler, à se justifier, à raconter tout et n’importe quoi, je cru me voir dans un miroir. Il parlait parlait et parlait encore. Il me proposa de devenir mon assistant. Puis il me posa des questions auxquelles je ne pus rien répondre.

« Bon alors écoute, j’ai presque rien comprit à ce que tu m’as dit, mais calme toi et s’il te plait, arrête de bouger. »

Comment puis-je aborder le sujet : « sorcellerie » c’est malin ça. Il aurait pu ne pas revenir, ça m’aurait arrangé ! Non parce que ça risque d’être coton maintenant. En attendant, je ne peux décemment pas refuser son aide, il a l’air désespéré et je ne sais pas pourquoi. En fait, je suis absolument dans le flou. C’est monstrueusement effrayant.

« Tu peux bien rester si tu veux, mais s’il te plait, arrête de me regarder comme si j’étais ton pire cauchemar. » je me retiens de justesse de rajouter, quelque chose comme, je ne pourrais pas te transformer plus que tu ne l’es déjà. Mais pour le coup ça aurait vraiment achevé le jeune homme. Et niveau tact, c’est vraiment trop gros pour qu’on ne considère pas ça comme du foutage de gueule.
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