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Blue + Today is the first day of the rest of your life
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REFRACTAIRE
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ÂGE DU PERSONNAGE : 22 ans

PROFESSION : Employée de vente et d'accueil au cinéma d'Art & D'essais de Londres. Et étudiante en Lettres modernes.

INFLUENCE : 0

ARRIVEE : 19/05/2015

HIBOUX : 163






Feuille de personnage
ANECDOTES SUR MA PERSONNE :
MON AVIS SUR LA SITUATION :
ORIGINE : moldu

Blue + Today is the first day of the rest of your life

Mer 20 Mai - 0:10
BlueMaddie Fawkes
L'ennui c'est la maladie de la vie.

Moldue & Réfractaire
Kaya Scodelario
personnage inventé   personnage prédéfini scénario (nom du joueur)

Nom - Fawkes. C'est le nom de famille de mon père. C'est aussi l'un des noms les plus répandus en Angleterre. Alors je vous laisse imaginer qu'il n'y a rien de particulier ni d'extraordinaire dans celui-ci. Il est banal. Comme le reste de ma vie d'ailleurs.
Prénom(s) - Ma mère aimait le prénom Maddie. De façon presque obsessionnelle. Elle avait écrit le prénom sur l'encadrement qui contiendrait ma future photo de moi bébé. Elle m'appelait ainsi alors que j'étais encore dans son ventre (enfin c'est ce qu'elle me raconte). Bref, c'était un choix arrêté...mais bouleversé par mon grand-frère qui déclara avec une conviction inébranlable que je m’appellerais Blue. Va savoir d'où l'idée lui était venue à ce gamin de seulement quatre ans, mais cela plut à mon père comme à ma mère. Maddie fût jeté à l'arrière et Blue apparut. Soyons d'accord, Blue...c'est franchement difficile à porter.
Âge - J'ai 22 ans. Je suis encore bien jeune et j'ai tellement de choses à découvrir dans la vie, que c'en est presque effrayant. Toute une vie pour accomplir tous mes rêves...cela sera assez ?
Date & lieu de naissance - Je suis née un 6 juillet de l'année 1993. Et le tout dans la ville d'Aberystwyth. Et cela pour la simple et bonne raison que ma mère est galloise et que nous avons vécu au Pays de Galles pendant environ treize ans.
Condition - Moldue et sincèrement, je ne pense pas que l'on trouvera chez moi une once de magie. D'une car je n'y crois pas. De deux, car ma vie est bien trop monotone pour qu'on puisse m'offrir la chance de sortir de l'ordinaire. Point barre.
Particularité - Mis à part mon prénom, je n'ai aucune particularité. Éventuellement, mon petit orteil tordu et disgracieux ?
Classe sociale - Je ne peux pas dire que je sois riche, mais je ne peux pas du tout dire que je sois pauvre. Je me situe dans une haute classe modeste. Après tout, mes deux parents sont des professeurs d'université, alors je n'ai jamais eu à me plaindre.
Sexualité - Sauf preuve du contraire, je suis hétérosexuelle. Mais je n'ai jamais été fermée sur la question et si un jour l'occasion se présente, je pourrais tenter l'expérience. Je suis persuadée que l'on tombe amoureux d'une personne et non d'un sexe.
Statut - Célibataire et cela depuis bien longtemps. Je ne pratique pas l'abstinence, mais je ne suis pas non plus de celles qui se laissent aller aux plaisirs charnels facilement. Si je devais me décrire, le plus objectivement possible...je dirais que je suis une ennuyeuse chronique. J'aime charme, j'aime plaire, mais je me lasse avant même d'avoir passé les préliminaires d'une relation. Alors je me contente de mon célibat et parfois je cède à des désirs. Parfois...
Emploi ou études - Je suis étudiante en Lettres modernes, mais je passe aussi un temps incroyable au cinéma...Et cela pour la bonne raison, que j'y suis employée. Oui, c'est bien moi qui vous vends des billets ou des pop-corns. Mais j'aime particulièrement mon travail.
Dirty little secrets
Aime se poser de longues heures dans la petite chambre de son appartement sous les toits pour lire + Déteste devoir ranger les caleçons de son frère qui vit avec elle + A une collection de toutes les œuvres de Boris Vian. C'est une obsession inavouée d'ailleurs. + A passé un an en France, ce qui lui a permis de maîtriser la langue de Molière. Elle le parle couramment, mais avec un accent terrible. + Aussi étrange que cela puisse paraître, elle apprend régulièrement des mots de politesse dans différentes langues. Juste pour l'amusement. Et parce qu'elle s'ennuie souvent. + Boit du thé avec beaucoup de sucre. + Danse en sous-vêtements dans l'appartement quand il n'y a personne. + Déteste entendre les ébats sexuels de son frère et cela la rend un brin sociopathe + S'ennuie très facilement. Elle s'imagine régulièrement avoir une vie incroyable et se désespère de revenir à la réalité et de se confronter à sa vie qui est d'une banalité affligeante.+ S'est souvent réfugiée dans les livres pour oublier qu'elle s'ennuyait clairement dans sa courte existence. + A une imagination débordante, mais n'est pourtant pas de celles qui arrivent à croire aux choses facilement. A force de trop rêver, on finit par ne plus croire en rien. + Ne supporte pas l'odeur de la viande. + Se convertit tous les jours à une nouvelle religion. Mais ne tient pas cinq minutes dans ses nouvelles convictions. + Contemple son plafond très souvent et souffle avec lassitude. C'est une sorte de drôle de rituel. + Regarde les films pendant ses pauses. + Adore inventer des vies aux gens qu'elle ne fait que croiser dans la rue ou au cinéma. + Il lui arrive de faire parfois des gestes totalement incongrus et de dire que personne ne les avait faits avant. Juste pour avoir le sentiment d'être unique. + Possède un poisson rouge nommé Helmut le poisson. Elle a parfois l'envie irrépressible qu'il meurt pour ne plus avoir à lui donner à manger. Elle trouve cela très ennuyant comme animal, mais cela lui correspond bien. Un jour, elle aura juste un chat empaillé. Qu'elle déplacera à sa guise. (elle aime beaucoup Scrubs et cela l'inspire). + Elle aimerait croiser un jour un vrai sorcier et pouvoir le questionner. Mais elle n'a jamais eu cette chance. Il ne lui arrive jamais rien d'excitant il faut dire. + Elle a la manie un peu égocentrique de chercher tous les titres de chansons qui contiennent son prénom « Blue ». Cela peut l'occuper longtemps. + Fume relativement trop et...boit relativement trop aussi à y réfléchir. En fait, elle ne sait pas se contrôler. C'est une passionnée sur certains actes de la vie. + Peut être tyrannique quand il s'agit de ranger. Elle est une vraie bordélique, mais quand elle a décidé de tout ranger, son frère doit suivre sa lubie sans rechigner. + Si elle reste souvent taciturne et presque cynique, il lui arrive de devenir totalement folle et hystérique. Elle peut passer du rire aux larmes, peut hurler. En réalité, elle est totalement névrosée. + Peut s'inventer des personnages à jouer, juste pour le plaisir d'être quelqu'un d'autre pendant quelques heures.+ Aime son frère plus que quiconque au monde. + Déteste les repas de famille et donne la majorité du temps son repas au chien de sa tante alcoolique et puante. + Pourrait passer sa vie à manger des tomates. + Rêve de voyages et d'évasions. + N'y connaît rien en informatique, en ordinateur, etc. En fait, cet univers est, pour elle, un vrai mystère. Et l'idée de s'y atteler...l'épuise déjà. + Aurait aimé être sorcière, si elle l'y avait cru. Elle se dit que cela devait être drôle. Surtout de lancer des sorts. Enfin c'est un peu le principe... + Est devenue une passionnée de cinéma depuis qu'elle a son emploi. Et elle achète d'ailleurs de nombreuses affiches des films qu'elle voit. Elle ne sait cependant jamais où les mettre. + Passe des longues soirées à fumer, manger et regarder des séries débiles avec son frère. + N'aime pas le sport et n'en pratique pas. Mais à une morphologie qui ne la fait pas grossir. + Aime se frotter les pieds avant de s'endormir. + S'est faite tatouer trois fois (L'écume des Jours sur les côtes, une moustache sur le doigt, un triangle derrière l'oreille...pour se sentir un peu rebelle. Et parce que cela l'amusait vaguement. + S'est trouvée une nouvelle passion qui consiste à filmer des éléments de la vie, des objets qui l'entourent. Les gens trouveraient cela sans nul doute ennuyeux, mais Blue y trouve un étrange émerveillement et une douloureuse beauté. Elle se reconnait dans l'ennui de la vie quotidienne, dans les pathologies des comportements humains. Et cela suffit à devenir sa nouvelle contemplation.+ Croit qu'un jour...sa vie changera. Ce jour sera le dernier jour du reste de sa vie.


London & me, the story
Née au Pays de Galles, dans la ville étudiante d'Aberystwyth, elle était destinée à passer sa vie ici, foulant chaque jour les mêmes pavés que la veille. Cette perspective décourageante et affligeante poussa la jeune fille dans les tréfonds de son imagination, s'inventant des départs vers des contrées inconnues mais néanmoins exotiques. Cependant, elle n'eut jamais le courage de partir, de quitter le nid familial. Jusqu'à ce que son frère s'installe à Londres et lui offre la possibilité de le rejoindre. Effrayée mais excitée par cette nouvelle destinée qui lui était donnée, elle entreprit de finir ses études avec brio pour intégrer la prestigieuse université de Londres dans la section d'excellence des Lettres modernes. Elle reçut une bourse qui lui permit de subvenir pendant quelques temps à ses besoins (et à ceux de son frère étudiant, lui aussi), mais elle n'hésita pas à trouver un travail moyennement rémunéré dans un vieux cinéma. Ce cinéma d'Art et d'Essais était son havre de paix qui l'éloignait vaguement de la monotonie de sa vie. Car, Blue avait vite réalisé que qu'importe l'endroit où elle résidait...elle s'ennuyait toujours. Elle rêvait toujours plus grand, elle espérait toujours plus fort. Elle se croyait un destin époustouflant et réalisait sans ménagement, qu'elle ne l'aurait jamais. Londres, cette splendide ville, n'était plus un terrain de jeu apprécié et elle retombait dans sa lassitude légendaire. Si bien que son départ en France fut une nouvelle libération. Un an à découvrir, à expérimenter, à changer. Là-bas, elle y trouva d'ailleurs un nouveau souffle et s'étonna d'autant s'amuser. Son cerveau était en constante ébullition, son cœur aimait tous les Français et ses lèvres épousaient celles de nombreux locaux qui se délectaient de cette étrange « British ». Mais le retour à Londres s'annonça douloureux. Elle reprit le cours normal de ses études, retrouva sa petite chambre dans l'appartement qu'elle partageait avec son frère et eut la chance de ré-intégrer sa place au cinéma d'Art et d'Essais. Pourtant, elle se sentait de nouveau éteinte. Ennuyée. Elle se contentait alors de rêver. Car les rêves sont bien pratiques pour ceux qui ne sont satisfaits de rien.


The deatheaters, the wizzggles... What ?
« Comment peut-on avoir autant d'imagination, s'ennuyer tant et ne pas s'extasier et pire encore...ne pas croire que les sorciers existent ? » Il s'exclamait avec une cruelle véhémence dans la voix, avec une indignation douloureuse. Il s'exclamait et ne recevait que le regard brûlant de Blue qui se figeait dans un silence troublant, ajoutant à son attitude taciturne, une cigarette au coin de sa bouche qu'elle fumait sans grande conviction. « Putain t'es lourde à pas répondre. Ce n'est quand même pas compliqué ! Y a des faits bordel. Va les chercher, va leur parler. » Elle jeta sa tête en arrière, contempla le plafond blanchâtre et soupira de lassitude. Son frère ne lâcherai jamais le morceau quant à cette relative nouveauté qui constituait à dire que les sorciers existaient. Or, cette théorie farfelue, cette soi-disant évidence qu'on lui crachait au visage, elle n'y croyait pas. Et il serait difficile de changer son opinion. « De simples illuminés cher frère. Puis dans tout ça, Helmut le poisson a faim. » En fait, si elle était totalement honnête avec elle-même, elle aurait aimé y croire. Au plus profond d'elle, elle pouvait accepter cette idée aberrante. Mais croire aux miracles n'était pas l'une de ses qualités. Croire que le destin monotone pouvait se colorer d'une joie intrépide et nouvelle...n'était qu'une souffrance de plus à l'ennui qu'elle éprouvait. Elle ne voulait pas y croire, car elle avait peur que la chute soit trop douloureuse. Qu'elle ne puisse se remettre de ce dernier affront. Que son esprit ne se soigne jamais de cette douce folie aux allures de paradis. Elle pouvait mourir pour des idées. Mourir de déception, mourir de colère, mourir de tristesse. Alors, elle se refusait à l'impossible et continuait sa vie tranquille et paisible qui se ressemblait chaque jour. Et si l'univers d'Harry Potter avait été une merveilleuse évasion dans le ciel gris londonien, elle se préférait à relire les ouvrages plutôt qu'à accepter la réalité qu'on lui offrait.

« Dis moi Blue, c'est quand que tu as découvert l'univers d'Harry Potter ? » Elle sortit de son interrogatoire personnel et de son analyse approfondie pour reporter son regard sur son frère qui semblait encore fulminer. Elle tira sur sa cigarette, désinvolte, presque méprisante et finit par s'humecter les lèvres, laissant le seul bruit de sa langue venir combler l'absence de réponse. « Tu fais chier putain. Tu me gonfles Blue. Va chier connasse. » Elle se mit à rire, celui-ci prenant des allures cruelles, indiquant sans nul doute, que sa patience venait d'atteindre sa limite. Être accablée, oui. Insultée, non. D'un français nullement incorrect, mais indéniablement affreux à l'oreille, elle s'exclama avec colère, sachant pertinemment que son frère n'allait rien y comprendre : « Espèce de petit con, tu vas mieux me parler et tout de suite. Ensuite, je me souviens que c'est une amie du Pays de Galles qui m'a offert le premier tome et que j'ai demandé ou acheté la suite. J'ai trouvé cela très divertissant, très bien, très magique, mais il n'y avait rien de réel là-dedans espèce de crétin. La nana a simplement donné une version édulcorée et incroyablement fantastique de la Seconde Guerre Mondiale. Putain ! » Sa verve lancée, elle reprit sa respiration, laissant un amer goût de vengeance dans sa bouche. Mais voyant le visage interloqué de son frère, elle se mit à s'esclaffer à gorge déployée et celui-ci la rejoint, pardonnant par la même occasion leurs divergences d'opinion. Ils s'aimaient...cela au moins, ils pouvaient y croire.



« ALLEZ BLUE ! Viens steuplé ! Allez poulette ! Juste ce soir et promis, après je t'embête plus avec mes soirées....enfin jusqu'à la prochaine quoi. » Les lèvres pincées, elle buvait inlassablement, son regard se perdant sur la petite assemblée qui avait été conviée pour un simple apéritif. Son amie continuait d'insister pour aller à une boîte de nuit huppée et elle continuait d'ignorer ses attentes. « Blue...tu sais, y a le mec dont je t'ai parlé qui va venir...allez...je veux pas y aller seule. » Elle tourna la tête vers sa camarade blonde, analysant son visage quelques secondes et se dit avec un certain cynisme...Que vu son état, il fallait que ce fameux garçon ait du courage. « Tu pues l'alcool. Va prendre ma brosse à dent et va nettoyer tout ça. Remaquilles toi aussi, ce n'est pas humainement possible d'avoir la gueule d'un panda sous coke. Puis attends moi...environ dix minutes. » Elle jeta sa cigarette d'un geste nonchalant, terminant par la même occasion son verre de vin rouge et jeta sa haine sur son frère qui fumait une substance que nous tairons pour des raisons évidentes. Il se mit à rire et haussa les épaules, indiquant de la sorte qu'il n'était aucunement responsable de la situation.
Après un rapide changement de tenue, elle aperçut son amie arriver, dans sa langoureuse robe rouge, les yeux fiévreux mais néanmoins joliment maquillés, ses gestes respirant l'assurance fugace qu'apporte l'alcool. « Sérieux Blue, tu vas rester habillée comme ça ? Tu veux pas mettre une de tes jolies robes qui moule ton beau petit cul ? » Un silence de mort. Blue attrapa une nouvelle cigarette. « Non. Ca m'ennuie beaucoup trop. Et frère, fout pas tes pilules magiques dans le bocal d'Helmut le poisson. » Sur ces derniers mots, elles s'éloignèrent toutes les deux, le sourire de Blue finissant par s'élargir un peu plus. Sans doute l'alcool.

« Ca pue la mort. » Elle claqua la porte derrière elle, jeta ses chaussures au loin et s'avança d'un pas mal assuré vers le salon. Elle attrapa la petite caméra qui séjournait fièrement sur l'étagère et l'enclencha. La pièce était baignée d'une couleur bleue électrique hypnotique, les bouteilles jonchaient le sol, les cigarettes finissaient de se consumer laissant se dessiner un halo de fumée qui captait la lumière bleuâtre. Sur le canapé, son frère était là, fumant et buvant. Elle le filma un instant, fascinée par les expressions que la drogue et l'alcool avaient données à son visage. Cette sérénité, cette satisfaction...Elle éteignit sa caméra et se posa lourdement à ses côtés. « Alors petite sœur, la soirée ? » Elle se mit à rire et plongea son regard lassé sur le plafond. Il était beau ainsi...avec les reflets colorés qui dansaient tendrement, dans le rythme d'une mélodie inexistante. « A chier. Je me suis emmerdée. Mais au moins, elle a pécho son mec. » Il lui tendit le joint qu'elle attrapa et dont elle profita sans honte. « Ton problème Blue...c'est que tu espères tellement, que tu finis toujours par être déçue. » « Oui...C'est mon gros problème. Et toi, ton souci c'est que t'es une putain de feignasse. Bouges un peu ton gros fion, que j'installe mes jambes. » « Toujours aussi polie hein ! Et tu crois que c'est quoi le souci d'Helmut ? » « Bah...qu'il est juste con ? » Ils échangèrent un regard et explosèrent de rire. Oui, il y avait au moins une certitude dans cette colocation joyeuse : Helmut le poisson était con.

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Elle alluma la caméra, se plaçant devant, l'air vaguement mal à l'aise. Elle n'aimait pas cela, cette comédie humaine qui consistait à raconter son existence via des vidéos ou même des écrits. Elle n'avait jamais été douée dans l'art de l'écriture. Elle se contentait de lire, et elle laissait aux autres la lourde tâche de rédiger des romans ou même des écrits avec un vocabulaire exigeant et une certaine poésie. Cependant, elle avait envie de garder en mémoire tous les événements de sa vie. Il faut dire que dernièrement, elle avait entraperçu un film sur la perte de la mémoire et légèrement hypocondriaque, elle s'était imaginée cinquante maladies dont la fin n'aboutissait qu'à une perspective : elle perdait tous souvenirs. Or sa mémoire était son trésor. Elle était observatrice, elle se rappelait de beaucoup de choses, elle y laissait ses plus grands secrets et ses plus grands désirs. Sa mémoire était ce qu'il y avait de plus précieux pour elle. Peut-être pour tous les êtres humains au final ? Et puis de toute façon elle n'avait pas sommeil. Il fallait bien qu'elle s'occupe.

« Mes parents se rencontrèrent au Pays de Galles. Ma mère y résidait depuis toute sa vie et y était étudiante en Histoire. Pourquoi l'Histoire ? Je me suis souvent posée la question. Pas qu'elle ne soit pas intelligente ou même douée dans la discipline...mais pourquoi s'intéresser si profondément au passé quand on parle si fréquemment du futur ? Ma mère est ainsi...elle parle rarement du temps qui passe, comme si cela l'effrayait. Comme si elle savait que toute vie a une fin. Alors, elle se projette. Elle se rajoute des années à vivre et elle tient ainsi. Elle a l'espoir qu'elle pourra tout accomplir. Mais nous savons tous qu'après le cancer qu'elle a eu, sa santé est fragile. Enfin passons. Ma mère était donc étudiante et mon père, petit anglais à l'accent effroyable - selon mes congénères gallois -, venait à peine de débarquer ici, à Aberystwyth. Il intégra l'université en tant que professeur d'Histoire des idées politiques et se fit rapidement une place, malgré les railleries à son encontre. Je me suis toujours demandée pourquoi l'être humain pouvait être si acerbe. Si prompt à juger les autres sur leur couleur de peau, leur langue, leur religion,  et non sur leurs qualités. Je ne dis pas que je ne le fais pas parfois, m'adonner aux clichés. Je suis humaine après tout. Mais je n'aime pas cela. Je ne me reconnais jamais dans ce rôle. J'observe les gens, je les contemple. Je leur construis une vie, et je m'imagine cela en fonction de leurs gestes, de leurs expressions. Rarement de signes distinctifs qu'ils affichent. Bref, je m'égare ! Ils se sont naturellement rencontrés en amphithéâtre. Tellement cliché...mais après tout, les belles Histoires ne sont pas que l'apanage des films ou des livres. Elle était fascinée par lui. Il était sans doute charmé par cette admiration dévoilée. Et de travaux rendus en travaux rendus, ils se lièrent d'une complicité qui dépassait le cadre d'élève et de professeur. Mon père me dit souvent qu'il l'avait invitée une fois à boire un café et qu'elle avait refusé...sans doute trop paniquée par le bouleversement de son existence. Mais elle était revenue sur cette décision hâtive et c'est ainsi que les choses avaient débuté. J'aime leur Histoire, je la trouve mignonne. Au final, deux êtres humains qui se rencontrent et qui s'aiment. Quoi de plus simple, mais quoi de plus beau ?
A la fin des études de ma mère, ils se marièrent et affichèrent leur amour aux yeux de tous. Du côté maternel, on accepta facilement cette union. En fait, dans cette famille, ils sont toujours prêts à faire la fête, alors ils se réjouissent de tout. Du côté de mon père, c'était indécent de se marier avec son élève. Alors ils coupèrent les ponts et disparurent de leur vie, comme de la mienne, rapidement. En réalité, nous avons parfois des nouvelles, mais les contacts restent assez superficiels. Nous vivons parfaitement sans eux. Je n'ai jamais ressenti de manque particulier. Puis de toute façon, je n'ai jamais été très famille. Après leur mariage, ils donnèrent naissance à mon frère de quatre ans mon aîné. Ils étaient profondément heureux et je crois qu'ils le sont toujours. Et ensuite, il y eut moi...Blue. 6 juillet 1993. Le début d'une nouvelle vie, sans doute pour eux. Le début de la mienne, vous vous en doutez bien. » Elle stoppa la caméra et sortit la petite cassette. Elle y déposa une étiquette : Enregistrement Numéro 1. Blue Maddie Fawkes.

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« Pour la suite de mon Histoire, j'ai décidé de faire intervenir un protagoniste essentiel à ma vie. Mon frère. Inutile de te présenter, ni rien, juste contentes-toi de raconter un peu notre enfance. » Il s'installa devant la caméra, une moue boudeuse sur le visage. Il n'aimait pas tellement les lubies de sa sœur. Elle avait le chic pour rendre la vie embêtante sur certains points. Le fait de raconter sa courte vie en vidéo en faisait parti. Il ne saisissait même pas ce qu'elle allait en faire. Quant il lui avait posé la question, elle s'était contentée de répondre qu'elle avait peur d'avoir la maladie d’Alzheimer ou encore que cela était une trouvaille future pour les générations à venir. Savoir comment ils vivaient à leur époque. Inutile de dire qu'il n'était aucunement convaincu par les folies de Blue. Mais il avait accepté l'exercice, par amour et non par envie.

« Quand Blue est née, je n'avais que quatre ans. Je crois que j'ai été bouleversé par l'arrivée de ce petit être...qui était, on doit le dire...Sacrément moche. Oui, je tiens à éclairer tout le monde : un bébé reste moche. Il ressemble à tous les autres et n'a aucune once de beauté. Le seul petit élément intéressant chez elle, c'était ses yeux bleus. Elle avait un regard à vous remuer les tripes. Et aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours eu le sentiment d'avoir été fasciné par ses yeux. Même en grandissant, elle a gardé ce regard. Sauf qu'il s'est mué de diverses émotions et aujourd'hui, il est quasi l'unique attribut qui permet de discerner les pensées de ma sœur. Encore que...Enfin bon. Euh...mes parents étaient encore plus épanouis par l'arrivée de Blue. Et nous avons grandi dans cet amour profond qu'ils avaient pour nous. Mes parents ont des tonnes de défauts...mais jamais je ne pourrais remettre en doute leur amour. Ils nous aiment tellement forts qu'ils pourraient tuer tout le monde pour notre survie. Je ne dis pas qu'ils sont des tueurs hein ! Mais si on touche à un cheveu de notre petite tête...enfin bref, vous m'avez compris. Nous habitions toujours au même endroit, toujours dans la même maison et ce lieu est un véritable musée de notre vie. Il y a des photos de nous partout et c'est presque...inquiétant. Dès que j'y retourne, je réalise que j'ai eu vraiment une adolescence difficile en terme de physique. Quant à Blue, je crois qu'elle a relativement échappé aux affres des hormones. Aucun bouton, aucune dent déformée, aucun appareil immonde. Rien que pour ça, je devrais la détester. Très vite, dans notre enfance, j'ai affirmé un goût prononcé pour les bêtises, alors que Blue se plongeait dans la lecture. Elle a toujours aimé lire. Je me rappelle qu'elle s'inventait des êtres imaginaires, sortis des ouvrages qu'elle dévorait. Elle parlait avec des fées, des trolls, des sorcières. Je crois...qu'elle s'ennuyait déjà de cette simple vie. Des pyjamas party, des goûters d'anniversaire. Je ne dis pas qu'elle n'avait pas d'amis ou ne se plaisait pas dans ces événements qui constituent l'enfance...mais à la différence de moi qui jubilais toujours quant nous avions des invités, je trouvais qu'elle avait un air un peu lassé. Comme si elle espérait plus, qu'elle rêvait plus d'une autre vie, et cela même à son âge. Il faut dire que les gens lui décrivaient toujours un magnifique destin...Blue, la fille aux yeux bleus presque irréels allait accomplir de grandes choses. Et ma mère était une incorrigible optimiste et rêveuse. Elle lui affirmait souvent qu'elle ne serait jamais unique, jamais banale. Qu'elle serait extraordinaire. Alors, ma petite sœur intégrait cette idée et s'en nourrissait. C'est pour cela qu'elle aimait lire, je pense. Cela devait être une sorte de secours au quotidien. Jouer dehors, faire du vélo, se disputer pour des poupées...cela n'était pas vraiment son activité favorite. Elle préférait lire. Enrichir son esprit de milles rêves. » Il s'arrêta un moment, prit d'une certaine émotion et afficha un immense sourire. Qu'est-ce qu'il l'aimait sa sœur. « Notre relation quand nous étions petits...a toujours été une belle relation. Nous nous sommes toujours très bien entendus. Je complétais sa sagesse par mon excès de bêtises. Elle complétait mon excitation par une étrange sérénité. C'était simple, c'était vrai. C'était juste la vie comme on l'aime. » Il pivota légèrement et se pencha pour éteindre la caméra. Blue le contemplait avec attention et un sourire sincèrement heureux se dessina sur ses lèvres. « Merci » C'était à peine prononcer mais dans chaque lettre, il y avait tout l'amour qu'elle voulait lui offrir. Enregistrement Numéro 2. Mon frère.


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Elle fouillait dans le vieux carton qui prenait la poussière au milieu de sa chambre...tout était intact ici, dans la maison d'Aberystwyth. Rien n'avait véritablement changer. Les fantômes du passé étaient encore présents. Revenir pour les vacances dans cet endroit pouvait être sincèrement agréable, comme parfois douloureux. Voir le temps qui passe, le temps qui a passé...Mais aujourd'hui, elle y trouvait un certain plaisir. La nostalgie qui se glissait en elle comme un poison trop puissant pour être stoppé. Les peluches, les vieux bracelets, les mots griffonnés...la vie simple des gens heureux.
Elle trouva ses vieux journaux intimes et relut quelques lignes. Elle était vraiment négligente quant à son écriture. Elle referma ce souvenir sans ménagement et le replaça au fond de la boîte. Mais alors qu'un secret venait d'être enfoui, un autre apparut. Une photo de famille à l'hôpital, quand sa mère, le crâne encore dégarni, venait d'annoncer qu'elle était en rémission. Étrangement, elle n'était pas certaine de vouloir relater cet événement qui avait changé quelques habitudes de la famille. Elle n'en parlait que rarement, plus par pudeur que par tristesse. De façon générale, elle n'aimait pas parler d'elle aux autres, mais ce sujet rendait les gens mal à l'aise et elle détestait cette espèce de pitié sous-jacente qui se glissait dans leurs regards. Oui sa mère avait eu un cancer. Un cancer du sein plus exactement. Mais elle allait bien. Tout le monde allait bien et après tout...ce n'était pas la première femme ni la dernière qui allait se faire enlever des nichons pour survivre. C'était la vie. Point. Cependant, elle prit conscience qu'elle devait en parler. C'était la suite logique de son enfance, le début de son adolescence. Et il n'y avait qu'elle pour s'exprimer sur ses propres sentiments de l'époque. Elle alluma de nouveau la caméra et s'installa dans le décor de sa jeunesse.

« Mon frère avait alors quatorze ans et moi dix, quand nous avons appris la nouvelle. Je me rappelle que j'étais devant la télévision à regarder un dessin animé ou que sais-je. Mon frère devait être sur la table de la salle à manger à terminer ses devoirs. En réalité, il y a une sorte de flou irréel qui enveloppe cette journée. Comme si le cerveau, ne pouvant supporter la réalité, avait rendu les souvenirs embrumés. Pourtant, il y a des gestes dont je me rappelle distinctement. Le geste de mon père quand il est venu me voir pour m'annoncer la dure nouvelle. Ce geste tremblant que je n'avais aucunement saisi. Il s'était penché vers moi, sa main prise de soubresauts étranges et avait serré mon épaule fortement au point de me faire mal. Puis il avait appelé mon frère. Je ne me rappelle plus si celui-ci avait rechigné mais connaissant le personnage, j'imagine que oui. Ainsi installés, l'un contre l'autre, nos espoirs d'enfant encore à l'abri de cette vie cruelle, nous observions avec une once d'étonnement notre père qui semblait redevenir un être chétif et sans défense. Comme un animal recroquevillé sur le sol qui attendait la mort. Mais quand il se mit à parler de sa voix brisée et craintive, nous comprîmes tous les deux que la suite serait grave. Il pleurait. Il nous expliqua la fatigue de notre mère, ses absences prolongées et ses séjours à l'hôpital. Il nous expliqua ce qu'elle avait, du mieux qu'il pouvait. Il nous expliqua que tout allait être plus compliqué ici. Il nous expliqua, mais aucune parole ne retint notre attention si ce n'est que notre mère risquait de mourir. Nous ne sommes jamais prêts à entendre cela. Jamais assez grands, jamais assez jeunes. Mon frère s'était mis à pleurer et quant à moi, je me mis à prier instinctivement pour un dieu inconnu. Je m'excusais d'avoir voulu si ardemment une vie faite de drames et de passion. Je m'excusais, mais dieu ne m'écouta pas. Il avait tout de même donné la maladie à ma mère. Et aucune prière ne pourrait la soigner. Il n'y avait que la médecine, la science. Sauf que moi, la science je n'y avais jamais rien compris. Il ne me restait que la croyance en un monde meilleur. Que la croyance en plusieurs Dieux. Étrangement, ma lubie pour la religion est partie de là. Je deviens à la fois bouddhiste, chrétienne, musulmane, juive, etc. Et je trouvais dans chaque religion, un élément qui me convenait. Je ne respectais aucun dogme mais je priais tout de même. Autant essayer avec plusieurs Dieux...il y en aurait peut-être un pour m'entendre. On sait jamais...sur un malentendu, ça peut marcher.

Pendant environ trois ans, ma mère entama son combat acharné contre le cancer. Trois ans où je me repliais sur moi-même, lisant jour et nuit au point d'en perdre le fil de ma vie. Mon frère avait un comportement diamétralement opposé. Il se plongeait dans l'ivresse des premiers émois, dans la jeunesse désabusée. Alcool, drogue, sexe. A seulement dix-sept ans, il luttait avec ses propres armes contre le chagrin qui touchait notre famille. Personnellement, il ne me faisait que l'effet d'un gros con qui trouvait l'excuse de la mère cancéreuse pour se faire pardonner ses bêtises. Bon...l'excuse de la mère cancéreuse, j'ai eu l'occasion de l'expérimenter aussi. Quand je n'avais pas terminé un travail ou encore que je ne voulais pas faire quelque chose, je prenais la maladie de ma mère pour me justifier. Finalement, je m'en amusais presque. Voir le visage rempli de culpabilité des gens me remplissait d'une certaine satisfaction. Pourtant, il n'y avait rien d'amusant à cela. Mais je crois que l'être humain dans les situations qu'il pense désespérer, trouve toujours de quoi rire. Ils nous arrivaient de nous amuser du crâne dégarni de notre mère, l'appelant la boule de Madame Irma. On lui demandait de nous prédire l'avenir et même si c'était un humour de mauvais goût...tout le monde s'esclaffait sans gêne. Ma mère passa pendant ses trois ans par une phase de rémission, mais nous la sentions véritablement fatiguée d'apprendre que le cancer revenait. Il faut dire que les effets secondaires de la chimiothérapie étaient vraiment douloureux à supporter. Si nous arrivions à nous moquer des diarrhées explosives et bruyantes de ma mère, nous avions conscience qu'elle souffrait énormément. Cependant jamais nos parents ne nous grondèrent pour notre humour. Je crois qu'au final...cela rendait la vie moins terrible à supporter.

Puis ma mère gagna contre le cancer. Mais aujourd'hui, sa santé reste fragile. Est-ce que je vis mal cette période ? Plus maintenant. Même à l'époque, finalement. Parfois j'étais malheureuse, parfois j'étais désabusée, parfois j'étais en colère. Quand je rêve de miracles, d'une vie trépidante...je rêve de joie. Pas de malheur. Mais on avance. Et aujourd'hui, ma mère n'a plus rien. Et quand je dis plus rien, je parle aussi de ses seins hein. En revanche, notre famille est unie plus que jamais. Alors on a gagné quelque chose de tout ça et nous sommes revenus à notre vie quotidienne avec une joie plus grande encore...elle est en vie. » Enregistrement numéro 3. Mère cancéreuse.



salut, moi c'est Keibibong !
Salut, salut ! Alors moi c'est Keibi', j'ai 20 ans et voilà un moment que je n'avais pas fait de RP. Mais aujourd'hui, j'ai décidé de m'y remettre et je dois vous avouer que ce forum est juste superbe ! L'intrigue est top, le design magnifique et ce côté déluré et décalé me plait énormément   J'ai trouvé ici via un top site et j'en suis trèèèèèès heureuse. Bref, ça envoie des bûchettes comme on dit chez moi !  


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Re: Blue + Today is the first day of the rest of your life

Mer 20 Mai - 0:11


« Je vous présente aujourd'hui, ma plus vieille amie ! Hannah, qui est actuellement serveuse dans un petit café d'Aberystwyth et qui continue ses études par correspondance pour passer le concours d'infirmière. Viens Hannah, n'aies pas peur. Ces vidéos ne seront jamais diffusées tu sais. C'est juste une petite folie personnelle. Si un jour, je perds la tête, tu vois. » « Mais tu n'as aucune raison de perdre la tête non ? » « Dans le doute, j'assure mes arrières. » Hannah se mit à sourire et se plaça face à la caméra qui enregistrait depuis quelques secondes. Elle remit ses cheveux en place, quelque peu gênée. Puis elle posa son regard sur Blue qui lui indiqua d'un mouvement de tête de commencer.

« Alors, je suis Hannah et par la même occasion...je peux me féliciter d'être la plus vieille amie de Blue. Nous nous connaissons depuis la maternelle et pourtant, nous sommes totalement différentes. Je n'ai jamais été une grande lectrice ni une grande travailleuse alors que ma chère amie était exactement ce genre de filles. Première de classe, cultivée et passant la moitié de son temps le nez dans les livres. J'ai suivi toutes les étapes de sa vie, toute son évolution et elle a suivi la mienne. Et si nous avons pris des chemins opposés, il reste entre nous un lien inaliénable. Je crois que c'est l'une de mes plus grandes fiertés. Avoir pu garder Blue comme amie. Car, autant vous le dire, la demoiselle n'est pas vraiment quelqu'un de très sociable initialement. Même si elle fait beaucoup d'efforts depuis son arrivée à Londres. Elle ne s'attache pas particulièrement aux gens et sa froideur naturelle en a repoussé plus d'un. Mais c'est comme ça, n'est-ce pas ? On ne peut pas être parfait. Mais passons. Si je suis là aujourd'hui, c'est avant tout pour m'exprimer sur le sujet Harry Potter. Et oui, je suis celle qui a offert le premier tome à Blue ! Elle avait quinze ans et n'avait jamais entendu parler de cette saga épique. Elle préférait lire un fameux Boris Vian, auteur français. Il faut dire qu'elle apprenait le français depuis le collège et se débrouillait plutôt bien. Elle lisait les œuvres de cet homme illustrement connu chez les bouffeurs de grenouille en anglais il me semble, mais bon, cela n'a pas une grande importance. Passons. Tu vois Blue, je ne sais pas du tout m'exprimer à l'oral c'est terrible. Tu ne veux pas qu'on recommence ? J'ai l'impression de ne dire que des idioties, c'est horrible. » La jeune fille se mit à rire gentiment et contempla Hannah avec affection. « Je trouve qu'au contraire, tu rends tout vivant. Tu rends les mots vivants, tu les fais chanter, tu les fais danser. Continues de dire tout ce qui te passe par la tête. C'est beau d'être spontanée. »  Son amie opina du chef, plaquant ses mains sur ses joues rougies par l'émotion.

« Bon, donc je lui ai offert Harry Potter à l'école des sorciers. Je crois qu'elle l'a dévoré en même pas deux jours. Et une fois terminé, elle m'a appelé et m'a dit que c'était du génie. Qu'elle avait adoré. Et qu'elle ne s'était pas ennuyée une seule seconde. Cette dernière information me semble primordiale. Pour la simple et bonne raison, que Blue est de ces personnes qui s'ennuient très facilement et se lassent tout autant. La vie ici était un ennui mortel, les études aussi, les amitiés, pour la plupart aussi, les sorties...pareil. Elle me racontait souvent ses quelques rêves, la vision utopique qu'elle avait de la vie...et je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'elle lisait un peu trop pour être heureuse. Elle se voulait héroïne de sa propre existence, prenant son sac à dos et traversant les contrées non-foulées par l'homme. Elle se voulait amoureuse au point d'en crever. Elle se voulait une vie incroyable, un destin fabuleux. Et je ne pouvais que l'espérer pour elle. Mais dans le fond, je ne comprenais pas ses attentes. Je suis plutôt quelqu'un de terre à terre, qui veut une belle maison, un chien, un mari, des enfants, un beau métier. Elle ne méprisait pas mes souhaits, mais je savais que l'esprit libre qu'elle était, ne pourrait jamais se contenter de ci peu. Pour elle, il lui fallait de la fantaisie, de l'imprévu. Il lui fallait l'impossible en prime. Si bien, que lire Harry Potter était une véritable occupation. Nous passions nos journées à en parler, à s'inventer des rôles dans cet univers. C'était nos moments d'évasion. Et c'était délicieusement magnifique. » Blue arrêta la caméra et s'approcha de son amie. « C'est drôle d'entendre ton point de vue sur moi...merci beaucoup Hannah. Tu me connais bien. » Elle l'embrassa sur le front avec tendresse. Elle l'aimait cette fille...elle aimait son amie d'enfance. Et c'était déjà quelque chose d'incroyable. Enregistrement numéro 4. Hannah, amie d'enfance.
______________________________



De retour à Londres, Blue se remit au travail sur son projet on-ne-peut-plus-étrange de raconter sa vie via témoignages vidéos. Après avoir allumé sa cigarette, elle enclencha le bouton  d'enregistrement et s'installa sur son canapé, la caméra    en face d'elle. Il faudrait donner un nom à cette caméra, car elle devenait un personnage à part entière. Une entité invisible, qui prenait des allures de journaliste, de psychologue et presque d'amie.

« Je crois qu'il est tant de parler de mon adolescence et du début de ma vie étudiante. Mes années au lycée n'ont rien d’exceptionnelles. Je dirais même que je ne me suis pas beaucoup amusée. J'étais rarement invitée aux soirées, je ne faisais pas partie du groupe des fumeurs ou des fêtards. En fait, je restais la plupart du temps avec Hannah et ses amis, le tout dans une attitude relativement effacée. Les filles me méprisaient pour la plupart et les garçons me trouvaient barbante. Je n'eus ni copain, ni premier amour, ni baiser langoureux et passionné. Juste une vie monotone et terrible qui me faisait me plonger plus grandement encore dans les livres. Mais dans ce tunnel sombre et sans fin, je reçus une belle lumière...venant de mon frère. Il vivait depuis un moment en dehors de la maison et partait s'installer à Londres. Ah ! Londres ! Dans mes rêves les plus fous, je foulais les pavés de cette incroyable ville. Je me nourrissais de cette culture pop et anglaise qui me fascinait tant. Je m'y construisais une vie imaginaire et intrépide, romantique et utopique. Mais jamais je n'aurais pu espérer m'y retrouver véritablement. Sauf qu'il proposa, qu'à la fin de mon diplôme, je vienne le rejoindre, intégrant par la même occasion la prestigieuse université de Londres. Je n'y ai pas réfléchi longtemps...dès le lendemain, je me mettais à travailler ardemment, disparaissant presque du monde des vivants. La réussite fut à la hauteur des efforts et je reçus la lettre me confirmant mon intégration à l'université Londonienne. Ma vie...allait prendre un nouveau tournant.

Je crois pouvoir dire...que j'ai été sincèrement heureuse sur le chemin menant à Londres. Mon cœur semblait exploser dans ma poitrine. J'avais tout quitté sans ménagement, une hargne sauvage dans les veines. Mes parents étaient tristes et ma mère avait osé jouer la comédie d'ancienne malade. Malgré tout l'amour que je lui portais, je l'avais rabrouée sur cette attitude inacceptable. Mais je ne lui en voulais pas. Je savais que c'était son attachement profond qui parlait. Je me doutais bien qu'elle me préférait ailleurs et heureuse, qu'ici à dépérir entre les murs de cette maison avec pour seule occupation, mes livres et mes études. Mon père s'inquiétait pour des questions matérielles, mais la confirmation de ma promesse de bourse étudiante lui permit de s'endormir plus paisiblement. J'étais partie, mes Harry Potter dans les valises et mes autres livres joliment enveloppés dans des cartons bruts et rêches qui prenaient le chemin de Londres via conteneurs. Ma vie commençait. Du moins, je le pensais sincèrement. J'étais si exaltée, si enivrée par mes rêves que j'en oubliais que la réalité serait sûrement différente. Cependant, j'y découvris d'autres plaisirs et d'autres vices et cela me convenait parfaitement. Je crois que j'avais besoin aussi de tester mes limites. De comprendre le fonctionnement de mon être et pour cela...j'avais un maître en la matière quand il s'agissait d'atteindre des interdits. Mon frère n'avait pas du tout perdu son passif de fêtard. Loin de là.

La colocation se passa et se passe encore, d'ailleurs, très bien. Nous étions si heureux de nous retrouver, qu'ils nous arrivaient de s'endormir dans le même lit, en bruit de fond, le film que nous avions eu l'espoir de regarder. Mais nous faisions aussi beaucoup de soirées. Mon frère invitait tous ses amis pour festoyer autour de plusieurs verres, de fast-food, de cigarettes et d'autres substances. Et j'en profitais pour inviter des camarades de l'université. Elles étaient toutes très heureuses de côtoyer des garçons plus âgés. Je ne cache pas que j'appris à apprécier cette présence aussi. Je faisais plus attention à moi, je me rendais plus féminine. Il faut dire qu'en peu de temps, mon corps s'était métamorphosé. J'avais pris des formes que je trouvais satisfaisantes. Il me manquait simplement le culot de mes amies. Cependant, je remarquais que mon côté inaccessible, froid, taciturne et profondément ennuyé...était un défi pour les hommes qui me contemplaient avec une certaine avidité. Je trouvais cela plaisant. Amusant. Du moins au début, quand je n'en étais qu'à l'étape de découverte. Après avoir couché la première fois avec garçon, le charme de ce jeu d'attirance sexuelle, de regards fiévreux, de gestes significatifs perdit profondément de sa magie. Je me lassais à nouveau. Si bien, que je n'ai jamais eu de relations longues et je ne suis jamais tombée amoureuse. Je suis une éternelle insatisfaite. Je préférais tomber amoureuse de l'idée de l'amour elle-même.

Ne trouvant pas dans le sexe, l'étincelle que je recherchais, je commençais à toucher à la drogue douce -selon les bons conseils de mon frère-, à passer mes soirées en boîte, dansant, embrassant, bref m'adaptant aux festivités. Je buvais, je fumais et m'adonnais à cette activité avec autant de sérieux que pour une expérience scientifique. Je voulais savoir si je pouvais ressentir quelque chose de fort. Avoir de la passion, avoir du plaisir, avoir de la folie, avoir de l'émotion. Mais je réalisais bien vite que mon cœur restait incroyablement sec. Mon frère me trouvait flippante. Moi aussi, finalement. Pendant ces deux mois de débauche plus ou moins calculés, je m'étais déçue et quelque peu perdue. Je n'étais pas ce genre de filles. Je repris donc un rythme de vie relativement normale et pour compléter ce tableau, je partais même à la recherche d'un travail. C'est alors que le cinéma d'Art et d'Essais est rentré dans ma vie. Je pouvais passer mes journées à observer les autres, à analyser leurs comportements, à inventer des histoires que je gardais secrètement et jalousement au fond de moi. Mes yeux s'illuminaient parfois et je sentais que l'ennui se dissipait pour quelques minutes.

En résumé, c'était une véritable période de découvertes. Je n'ai pas perdu la mauvaise habitude de boire et de fumer, mais je ne touche plus aux substances profondément illégales de mon frère. Enfin, cela dépend des fois. Mais comme rien ne m'apporte un profond sentiment d'euphorie, je reste toujours sur ma faim. Finalement lire, regarder des films, m'inventer des univers qui n'existent pas, m'apportent plus d'émotions que le reste. » Enregistrement numéro 5. Moi. Tranches de vie.
______________________________


« Pour cette dernière partie, je vais vous parler à vous, inconnus du futur. Oui, bon, j'ai conscience que personne ne tombera sur mes vidéos, mais la possibilité que cela puisse arriver, me remplit de joie. Or, ce dernier enregistrement est primordial. Car il relate des faits que beaucoup disent incroyables dans le monde. Je n'y crois pas personnellement, mais pour être tout à fait honnête, j'ai l'espoir que cela puisse être vrai.

Après deux ans à Londres, je me suis exilée sur les terres françaises pour perfectionner cette magnifique langue. J'ai vécu pendant un an à Toulouse et j'ai pu profiter du soleil réparateur, de la joie des gens du Sud et de la culture française. Dire que cette année là-bas était l'une des meilleures années de ma vie est un doux euphémisme. C'était presque une révélation quant à mes désirs les plus profonds : je voulais en connaître plus sur le monde. Je voulais m'enrichir de relations humaines furtives et vivaces, intenses et vraies. Je me sentais vivante. Cruellement vivante. Et aujourd'hui, je ne sais même plus si la Blue française est un mythe créé de toutes pièces ou une réalité. Mais son souvenir est douloureusement agréable. Le retour à Londres fut d'autant plus violent à encaisser. Je me sentais déboussolée, perdue. Je retrouvais mon ancienne vie et l'ennui maladif qui va avec. Je crois que je me serais ennuyée à terme en France. Mais le fait de savoir que je finirais par en partir, devait donner une nouvelle saveur à ces instants. J'étais surprise chaque jour. J'étais animée par l'incertitude finalement.

Mais Londres se mua d'une rumeur furieuse. J'appris la soi-disant existence des sorciers au cinéma, chacun allant de son avis sur la question. Prostrée derrière le guichet, je pensais être dans un mauvais trip dû la drogue, l'alcool ou que sais-je. Cependant, une fois rentrée chez moi, la nouvelle faisait la une de tous les journaux, de toutes les émissions. Mon frère se jeta à corps perdu dans ce qu'il croyait être la vérité, affirmant avec une étrange admiration qu'il avait toujours su que la magie existait. Pour ce qui était des véritables faits sur Harry Potter et Voldemort, il semblait n'en avoir complètement rien à faire. Je trouvais cela à son image et je le laissais dans cette douce utopie. Mais pour ma part, impossible d'y croire. J'aurai sincèrement aimé et j'aurai préféré avoir autant de naïveté que mon aîné. Hélas, j'avais perdu foi depuis longtemps en la possibilité que la vie pouvait être incroyable, semblable aux livres que j'affectionnais. La seule fois où elle avait apporté son lot d'aventures, ma mère avait eu un cancer. Alors je vous laisse imaginer mon scepticisme. Et puis, je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer un sorcier ou même les fameux wizzggles. Alors, je reste convaincue que tout ceci n'est que l'affaire de quelques illuminés profondément fanatiques. Je continue ma vie à Londres, mon travail au cinéma, mes études. Et si un jour, je me mets à y croire...alors je m'attends à ce que le retour de flamme soit intensément douloureux. »


Dernière édition par Blue M. Fawkes le Mer 20 Mai - 22:00, édité 10 fois
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Re: Blue + Today is the first day of the rest of your life

Mer 20 Mai - 1:15
kaya
j'ai hate de lire le reste de ta fiche, bienvenue
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Re: Blue + Today is the first day of the rest of your life

Mer 20 Mai - 9:20
Bienvenue parmi nous
Le début de ta fiche est splendide, j'ai hâte de pouvoir en lire plus. Une copine moldue, j'ai déjà une petite idée de lien d'ailleurs Bon courage pour la suite !



Si ça fait si mal de se séparer, c'est parce que nos âmes sont liées. Peut-être qu'elles l'ont toujours été et le seront toujours. Peut-être que nous avons vécu mille vies avant celle-ci et que dans chacune d'elles nous nous sommes trouvés. Et peut-être que chaque fois nous avons été séparés pour les mêmes raisons. Ça veut dire que cet adieu est à la fois un adieu pour les dix mille ans passés et un prélude à ce qui va venir.
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Re: Blue + Today is the first day of the rest of your life

Mer 20 Mai - 10:07
bienvenue I love you

Kaya

bon courage pour ta fiche


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Re: Blue + Today is the first day of the rest of your life

Mer 20 Mai - 14:57
Merci beaucoup à vous J'ai très très hâte de finir ma fiche et de pouvoir avoir des liens avec vous tous !!



     
     
    Maintenant, les feuilles des arbres étaient grandes et les maisons quittaient leur teinte pâle pour se nuancer d'un vert effacé avant d'acquérir le beige doux de l'été. Le pavé devenait élastique et souple sous les pas et l'air sentait la framboise. Il faisait encore frais mais on devinait le beau temps derrière les fenêtres aux vitres bleuâtres. -L'écume des Jours-
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Re: Blue + Today is the first day of the rest of your life

Mer 20 Mai - 15:36
"Tu fais chier putain. Tu me gonfles Blue. Va chier connasse." J'étais morte de rire à ce moment là, ça m'a tué

Bwef, bienvenue sur CTR avec la jolie Kaya, j'aime beaucoup ton style d'écriture!
Ton avatar est juste sublime meow.



- J'ai pas compris, keski l'arrive dans ma vie -
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Re: Blue + Today is the first day of the rest of your life

Mer 20 Mai - 18:54
KAYA.

Bienvenue ici, j'vais lire ta fiche I love you



STARING AT THE SUN.
il existe des horreurs dont on reste hanté. et des bonheurs qui nous marquent à jamais. ©.mad love & mlle a.
absente du 2 au 25 juillet.
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Re: Blue + Today is the first day of the rest of your life

Mer 20 Mai - 22:39
Merci à vous tous de votre accueil chaleureux Je vous réserve touuus des liens **



     
     
    Maintenant, les feuilles des arbres étaient grandes et les maisons quittaient leur teinte pâle pour se nuancer d'un vert effacé avant d'acquérir le beige doux de l'été. Le pavé devenait élastique et souple sous les pas et l'air sentait la framboise. Il faisait encore frais mais on devinait le beau temps derrière les fenêtres aux vitres bleuâtres. -L'écume des Jours-
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Re: Blue + Today is the first day of the rest of your life

Jeu 21 Mai - 9:26
Ton personnage a vraiment la classe Je le pensais déjà hier en lisant ce que tu avais déjà écrit et ça ne fait que se confirmer en ayant la suite et fin de son histoire. Tout comme Phoebe, j'ai ri au "vas chier, connasse" parce que c'était complètement wtf et en même temps très réaliste par rapport à la vie que l'on mène IRL. On parle comme ça (enfin, en général ), on se conduit comme ça... Ton personnage est profond, sincère et entier. On pourrait facilement croire qu'il existe vraiment et que tu dresses finalement le portrait de quelqu'un que tu connais bien dans la vie et non pas de quelqu'un que tu as créé. C'est ce qui est magique, et c'est ce que j'aime retrouver ici -des personnages qui nous ressemblent et qui savent nous captiver par la banalité et la normalité des épreuves qu'ils vivent (le cancer n'étant pas banal mais hélas fréquent, ça ajoute une touche de vie). Enfin voilà, je suis fan de ton style d'écriture et de ce personnage, en plus j'ai fini de lire en écoutant Behind blue eyes de Limp Bizkit


Tout étant bon, je te valide I love you Je t'invite à aller recenser ton avatar ici ainsi que ton métier ici. Amuse-toi bien sur le forum, je vais de ce pas réfléchir à un lien qui déchire I love you



Si ça fait si mal de se séparer, c'est parce que nos âmes sont liées. Peut-être qu'elles l'ont toujours été et le seront toujours. Peut-être que nous avons vécu mille vies avant celle-ci et que dans chacune d'elles nous nous sommes trouvés. Et peut-être que chaque fois nous avons été séparés pour les mêmes raisons. Ça veut dire que cet adieu est à la fois un adieu pour les dix mille ans passés et un prélude à ce qui va venir.
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PROFESSION : Employée de vente et d'accueil au cinéma d'Art & D'essais de Londres. Et étudiante en Lettres modernes.

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HIBOUX : 163






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ORIGINE : moldu

Re: Blue + Today is the first day of the rest of your life

Jeu 21 Mai - 14:30
Waouh C'est trop gentil, je suis trop émue par ce que tu as dit ! Bref merci beaucoup en tout cas et je vais vite faire tout ça puis réfléchir aussi à un lien de foliiiiiie



     
     
    Maintenant, les feuilles des arbres étaient grandes et les maisons quittaient leur teinte pâle pour se nuancer d'un vert effacé avant d'acquérir le beige doux de l'été. Le pavé devenait élastique et souple sous les pas et l'air sentait la framboise. Il faisait encore frais mais on devinait le beau temps derrière les fenêtres aux vitres bleuâtres. -L'écume des Jours-
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