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Walk on the wild side // Céleste
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Walk on the wild side // Céleste

Dim 3 Mai - 19:59




Céleste & Apollo
She says, hey babe, take a walk on the wild side, said, hey honey, take a walk on the wild side.

Qui ne s’est jamais pris pour un artiste. Même un peu fou et surement très incompris.

J’avais obtenu mon bac, sans mention, parce que faut tout de même pas rêver hein… Avec juste assez en littérature, une note médiocre en philosophie, n’en parlons pas en histoire et heureusement une moyenne confortable en langues. Avec préférence pour l’anglais puisque derrière le professeur, mon père me donnait des conseils. Puis il y avait eu l’art plastique. Parce oui, j’avais choisis comme option, art plastique. Les maths ce n’était pas pour moi, de même que le droit, et je n’avais pas voulu faire de l’anglais approfondi de peur de me dégoûter de cette langue si merveilleuse. Alors j’avais appris à « dessiner », bien que le terme ne fût surement pas approprié. Au moins j’avais un minimum de culture bien qu’en réalité je n’en avais rien à faire et qu’il m’était impossible de rester deux heures dans un musée. Sauf quand j’y étais forcé par ma professeur.

Aujourd’hui, je ne sais expliquer l’intuition que j’ai eu d’aller au British Museum, au fond, là où on trouve les souvenirs de la Grèce ancienne, les plus belles œuvres d’art du monde entier aux yeux de nombreux spécialiste. Moi niveau nu en sculpture, à part le David de Michel Ange, je ne connais rien. Ne faut pas non plus croire que je me rappelle de mes cours d’art plastique dix ans après, non mais ! Enfin bon, toujours est-il qu’alors que je repasse pour la cinquième fois devant la même statue, parce que j’ai un sens de l’orientation qui laisse à désirer et que le pire endroit pour se perdre, c’est bien une galerie d’art, je me retrouve à taper la discussion avec la représentation d’un philosophe dont le nom m’est totalement inconnu. « Bon, bah on peut dire que t’as eu de la chance de tomber sur un bon sculpteur. C’aurait été moi, tu aurais davantage ressemblé à… hum… un château de sable fracassé par l’océan. »

Je m’assieds contre un mur, ça fait longtemps que je tourne en rond, ce n’est jamais bon pour quelqu’un d’être perdu. En plus il n’y a aucun garde dans cette galerie ou je suis un idiot ?! Ou alors il se cache. Ou il attend que je déclenche ma fureur, ou que je fasse quelque chose d’un peu stupide. Pour pouvoir me mettre définitivement dehors à coup de marqueur indélébile sur la tête pour que plus jamais on ne me laisse entrer dans le musée. Y’a presque personne en plus, parfois une vieille dame qui pas, et me confond surement avec une des statue présentes, puisqu’elle s’arrête pendant deux bonne minutes devant moi et me dévisage. Je la regarde, neutre, pour lui faire croire que je fais parti de la galerie, puis j’explose de rire quand elle repart.

Il y avait bien un type d’art dont j’étais tombé amoureux au lycée. Les performances. J’adorais l’idée qu’on puisse arriver au milieu du public, et présenter son art, sur soit même, s’imposer dans les esprits des gens, les forcer à réagir à cela. Soit en bien, soit en mal, soit en quelque chose de totalement inédit. Les réactions pouvaient aller de « beurk, c’est affreux ! » à « Woaw, quel génie ! » en passant par « Keskejefoula. » , « Est-ce que mes yeux déconnent » ou « Moi qui pensais que l’art était sacré… » On avait même fait, une fois, ce type d’expérience. Quelqu’un de la classe qui faisait chaque année un spectacle de théâtre avait proposé de créer une « rumeur ». La rumeur se créait en jouant son texte, sans problème et en s’arrêtant à un moment au beau milieu d’une phrase où avant de commencer une réplique. Là le public se demandait si le comédien connaissait bien son texte, n’avais pas oublié sa ligne. Ou même si le comédien d’en face ne s’était pas trompé, et petit à petit, les paroles du public faisait une sorte de couverture de sons, de voix, et de bruit qui remplissaient la salle. On avait enregistré cette rumeur, et la pièce s’était finalement terminée, sans que personne ne parte déçu. Magique.

J’ai soudainement envie de faire une bêtise. Ou plutôt, une performance artistique, à mon tour. Bon, mon idée est bien moins mignonette que la rumeur, mais de toute manière, s’il y a bien un endroit approprié pour faire ce que je m’apprête à faire, c’est ici, dans le Muséum le plus connu du pays. En plus, on dirait qu’il y a davantage de monde que tout à l’heure. J’attends encore un peu et mon public sera présent. Entre temps je pars me cacher derrière un barbu en pierre blanche, Et je commence à retirer ma veste et mes chaussures, ainsi que mes chaussettes. Non mais ne faudrait pas que quelque chose gêne mon art non plus.

Un, non, encore mieux, deux groupes de touristes avec guides et tout le reste arrive pour commenter et voir les statues. De mieux en mieux. Malheureusement, maintenant il y a des gardes, qui surveillent de loin que tout se passe bien. Et je n’ai pas de moyen de les éloigner. Bah ce n’est pas grave, si je dois m’en faire des ennemis, autant que j’essaie de me rapprocher d’eux avant ! Ainsi je me rapproche de celui qui se trouve le plus proche de moi. Il me regarde de haut en bas, doit sentir que je m’apprête à faire une grosse bêtise mais n’ose pas me demander ce que je fais sans chaussures. J’aime les petits nouveaux, parce que malgré leurs cours d’histoire de l’art, ils n’ont pas de cours de sociabilisassions. Celui là vient tout juste de sortir de la fac. Je lui souris, lui propose un check. Il n’y répond pas, mais ce n’est pas comme si je m’attendais à ce qu’il le fasse de toute manière. Puis, je retire tout bonnement mon tee-shirt, avec l’habileté du mec qui fait très, voire trop souvent ce même geste et je le lui tends,

« Vous pouvez me tenir ça ? »

, et bien sûr, il le prend. C’est fou comme les anglais sont obéissants parfois ! Ah moins que ce soit l’habitude de recevoir des ordres sans discuter et la gêne. Je le regarde comme si je détaillais l’une des statues derrière moi, me baissant même pour le regarder dans les yeux.

« Hey ça va, t’es tout rouge ? Surtout ne t’inquiète pas, je m’apprête à faire une petite performance. »
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Re: Walk on the wild side // Céleste

Lun 4 Mai - 13:52
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Céleste & Apollo
I was left to my own devices | Many days fell away with nothing to show | And the walls kept tumbling down in the city that we love ▬ POMPEII

Je m'étais levée à l'aube, devançant le soleil de justesse, pour lire. L'insomnie avait parfois cet intérêt de nous inciter à utiliser notre temps, à défaut de le consacrer à sommeiller, à des occupations enrichissantes. Je lisais un essai. Enfin, j'eus le temps de tourner trois pages que six heures quinze sonnaient le terme de mes précieuses minutes de solitude paisible. Anticipant l'initiative de la bonne venue me réveiller, je fermais l'ouvrage d'un geste silencieux pour le replacer sur la petite étagère de ma coiffeuse avant de me lever et de ranger ma chaise. Je lissais les plis de ma robe de chambre dans un mouvement descendant avant d'esquisser quelques pas en direction de la porte pour me rendre dans la salle à manger lorsqu'une sorte de bruit de tapotement clair m'interrompit.

 Je fis volte-face pour observer, avec une certaine joie, Poivre, le hibou grand-duc, qui s'appliquait à marteler de vifs petits coups de bec les carreaux de l'une des fenêtres de ma chambre. J'en déduisis que le temps de la journée n'allait pas déroger à la tendance de ces dernières semaines : humide et venteux. Contrairement à Sel, la femelle Harfang des neiges qui prenait son service sous les radieux rayons ensoleillés des temps douceâtres, Poivre était un impatient bourru. Je m'avançais ainsi rapidement pour extirper la missive de ses serres avant de ne devoir être témoin de la destruction de ma vitre en petits éclats de verre. Je punissais par la même occasion l'oiseau de proie nocturne d'une pichenette bien méritée entre les deux yeux, ce à quoi il me répondit par un hululement désapprobateur et d'un battement d'ailes dans lequel il s'éclipsa. Je suivais sa silhouette plumée s'éloigner vers l'aurore dans une majestuosité que je savais propre aux rapaces.

J'ouvrais la lettre pour en lire le contenu. Monsieur V. voulait que je devienne ses yeux infiltrés au British Museum plus tard dans la matinée, pour vérifier les agissements d'un dénommé Apollo Méliès, apparemment Wizggle de son état, à qui il avait confié la tâche amusante de se trimballer en tenue d’Adams par-delà les galeries de son choix. Je ne pus réprimer un fou rire, une fois ma lecture achevée. Mon emploi du temps venait de se métamorphoser en ticket d'entrée gratuit pour un spectacle improvisé dans la plus prestigieuse exposition moldue de la capitale. Je descendis les escaliers pour aller petit-déjeuner, désireuse de pouvoir rapidement me laver et sauter dans le premier taxi pour le centre-ville.


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Re: Walk on the wild side // Céleste

Mar 5 Mai - 21:49




Céleste & Apollo
She says, hey babe, take a walk on the wild side, said, hey honey, take a walk on the wild side.

Je me débarrasse de ma ceinture, que je rattache bien gentiment en mode collier autour du cou du gardien. Le pauvre ne bouge plus, on dirait qu'il est tétanisé ! Je ne suis pourtant pas si dégueulasse, physiquement parlant je veux dire. En plus ce n'est pas comme si j'avais fini. Enfin, ça me donne un peu de temps, s'il ne réagit pas, ses camarades non plus, personne ne saura réellement comment réagir. Mon pantalon, moins bien accroché à mes hanches, glisse un peu. Mais il ne tombe pas, je sais tout de même choisir mes fringues. Alors me voilà à le déboutonner pour ensuite ouvrir ma braguette en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « fermeture éclair ». Là mon enfin ce lourd vêtement rejoint mes chevilles. Heureusement que je ne n'ai plus mes chaussures, je peux l'enlever sans mal, tremblant de la patte comme un chien qui vient de pisser. Et c'est ainsi que je me retrouve pieds nus, en caleçon, dans la galerie dédiée aux sculptures grecques, avec un public qui maintenant me dévisage.

Ils s'étaient tous tournés vers moi en m'entendant parler un peu fort avec le gardien. Et ils m'avaient ainsi tous vus, débarrassé de mon tee-shirt, et sans chaussure ni chaussette. J'avais entendu quelques exclamations, plus ou moins enchantées. Surtout moins en fait ; les gens n'aiment que très rarement les surprises, surtout lorsqu'elles viennent d'étrangers. C'est l'instinct de défense envers les menaces j'imagine. Même la visite guidée s'arrêta pour me regarder. Et c'était à la fois super marrant et très intimidant. Parce que je ne suis pas le Cirque du Soleil, mais lorsqu'on s'apprête à faire ce à quoi j'avais pensé, il y a des raisons de se mettre la pression. Après, il semblait que j'avais déjà traversé la limite, même avec une facilité effrayante qui avait calé sur place mon gardien-porte-manteau. Jusque là, c'était marrant.

« Bonsoir Mesdames et Messieurs ! » je m'exclame alors que je suis maintenant en sous-vêtement. J'ai très envie de me frayer un chemin jusqu'au milieu de la salle, mais quitter maintenant mon soutient contre le corps de garde serait du pur suicide d'art vivant. Tant que je reste à côté de ce jeune anglais aussi coincé que rouge pivoine, je n'ai rien à craindre des vieux blasé qui sont dans les deux autres coins de la salle.

« Je m'appelle Apollo, et devant yeux pas très ébahis sinon davantage outrés, non s'il vous plaît ne faites pas cette tête madame, je vais vraiment finir par croire que mon corps vous dégoûte. »
Bon, en un sens, je peux comprendre qu'elle n'aime pas trop que je me sois pratiquement entièrement dévêtu, elle cache en l'instant les yeux de son fils qui ne cesse de demander pourquoi elle fait ça et de geindre et de gigoter et ça me fait marrer. Mais tout de même, c'est pas comme s'il n'avait jamais vu de torse de sa vie. Et puis c'est une punition pour elle. A quel point faut-il être sadique pour emmener un enfant dans un musée ?!

« Je suis désolé d'avance pour les âme sensible... En fait non, il vous suffit de tourner la tête de 90 degrés, oui, vous monsieur, qui se cache pour pas montrer sa gêne, et vous verrai la statue d'un homme nu. Donc bon, je ne trouve pas que je dénote tant que ça avec le paysage. » Et c'est vrai. Finalement, je fais encore trop tâche par rapport à ces pierres taillées. Je porte toujours quelque chose sur moi. Eux pas. Juste à ma gauche se trouve justement une statue de femme, dont le haut est dénudé et montre sa poitrine qu'on pourrait qualifier de magnifiquement bien dessinée. Pourrait parce qu'en réalité j'en ai fichtre rien à faire. Elle tend la main, et ça donne très envie de poser quelque chose dedans. Malheureusement, on ne peux pas trop toucher les œuvres ici, sous risque d'alerter tout le bâtiment qu'attention, on a poser un doigt quelque part. Qu'on le brûle qu'on le brûle, blasphème, outrage !

Mon porte manteau commence à réagir, je prends trop de temps ! Non, je ne dois pas le laisser croire qu'il s'en sortira sans m'avoir vu complètement nu, à l'égale des statues de la salle. Alors il grand temps d'achever mon déshabillage, même si ça doit gêner quelqu'un, au pire, ils ont juste à partir pour ne plus me voir ! Ainsi, j'attrape l’élastique pour descendre mon caleçon, unique habit qu'il me reste alors. Ah si, j'ai bien un truc. Cinq ou six bracelet au poignet gauche, et un sautoir autour du coup. Mais bon, ce sont des accessoire, et j'aime bien le style que ça donne, c'est à la fois naturel et complètement improbable. Dommage que j'ai oublié de prendre un chapeau en partant, je l'aurais alors gardé lui aussi. Bah, c'est pas grave. Ainsi donc je me retrouve nu, à l'exception de mes breloques en perles.

« Bon, maintenant je vais enfin pouvoir être une statue moi aussi ! » Et me voilà qui m'éloigne de monsieur-porte-manteau-un-peu-beaucoup-tomate.
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Re: Walk on the wild side // Céleste

Jeu 14 Mai - 22:47
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J'avais appelé un taxi aussitôt mes obligations familiales remplies, c'est-à-dire la prise du petit-déjeuner et la discussion quotidienne des nouvelles à l'ordre du jour. A l'arrière du black cab, j'aurais littéralement pu sautiller sur la banquette arrière si la sangle de ma ceinture ne s'était pas révélée si serrée. Heureusement, le fait d'habiter en centre-ville raccourcissait de manière appréciable la durée de trajet nécessaire pour relier les lieux principaux et notamment aujourd'hui, le British Museum. Je penchais la tête en arrière afin de parvenir à distinguer le bâtiment dans sa totalité tandis que la voiture s'engageait dans la voie réservée aux taxis ou aux arrêts minutes.

« Merci, voilà vos pounds pour la course, et gardez la monnaie ! » Criais-je presque au chauffeur affable en descendant du véhicule en grande hâte.

Et je traversais à grandes enjambées la place étendue et les larges marches étroites et plates menant à l'intérieur de l'immense musée. Arrivée en devant de l'accueil, et derrière les touristes qui s'entassait alors en une drôle de file indienne aux allures de serpentin irrégulier, je doublais ce petit monde sans vergogne, mon ticket d'entrée préalablement extirpé de l'enveloppe de mission, pour le tendre à l'hôtesse en affichant un sourire innocent. Sa réaction approchait de la stupéfaction pourtant elle me laissa passer par delà le portillon d'accès sans daigner ne prononcer le moindre mot. J'avais mieux à faire que de poireauter indéfiniment dans une queue de personnes âgées, aussi je m'avançais désormais dans les premiers couloirs des expositions, l’œil alerte, en prenant de temps à autres quelques photographies-souvenirs.

Ma promenade ne fut pas infructueuse très longtemps, puisqu'un groupement de visiteurs étrangement agité situé dans l'aile des antiquités grecques attira mon attention alors que je m'apprêtais à bifurquer en direction des vestiges moyenâgeux occidentaux. J'interrompais mon geste pour m'approcher du groupuscule en question. Je me frayais ensuite un passage pour voir ce qu'ils regardaient tous avec autant d'engouement, tout en restant suffisamment en retrait pour ne pas trop me faire voir.

Je venais de trouver le client : il se tenait là, tout proche d'un pauvre vigile que je percevais vermeil, et qui paraissait voisin de la pâmoison. Car si je ne m'étais pas trompée, ce qui semblait être le cas, monsieur Apollo était précisément en train de gesticuler en petite tenue autour dudit garde, visiblement inspiré. Et voilà qu'il s'éloigne du fragile gardien à qui il a fait cadeau de la plupart de ses vêtements. Il ne lui en reste qu'un à retirer pour que je puisse valider son méfait. Je souris en l'entendant annoncer à son auditoire qu'il va pouvoir à son tour devenir une statue ; il m'a effectivement l'air amplement motivé.


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Re: Walk on the wild side // Céleste

Sam 23 Mai - 20:52




Céleste & Apollo
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Mon caleçon dans mes mains et ma peau pour unique rempart au froid de Londres, je déambule doucement à travers les statues. Je donne le morceau de tissu à l’une d’elle, qui a les paumes ouverts vers le ciel. Je remercie le geste en français, et je retourne voir monsieur le Porte Manteau, qui a rendu l’âme. J’ai l’impression d’être en compagnie d’un garde royal. Je lui souris, lui fait ‘coucou’ de la main, essaie d’attirer son attention mais il est définitivement en train de me faire une syncope. Ce n’est pas gentil. Un artiste mérite qu’on lui accorde de l’attention, qu’on le regarde un peu, pas qu’on l’ignore et que le lendemain on l’ait oublié. S’il y avait eu un peu de talque, j’aurais même pu avoir la couleur de mes amies les messieurs en pierre.

Malheureusement, je n’ai pas vraiment le temps d’en chercher. Et je n’ai certainement pas retenu la formule magique qui en créerait. Enfin si elle existait. De toute manière avec ma chance et mes pouvoirs il y aurait à peu près quatre-vingt quinze pour cent que je n’y arrive pas. En réalité, je ne sert strictement à rien en magicien à proprement parler, non, les seuls sorts que je réussi un temps soit peu son ceux de congélation de légume et le fameux « orchideus » qui fait apparaitre un bouquet. Ca c’est quand il n’est pas fané. Enfin, de toute manière, ça m’arrange, parce que si en plus de ne plus pouvoir dormir à mon aise à cause de mes visions je devais avoir peur de ma dangerosité, sûr que je serais allé m’acheter une corde et une poutre très très résistante à mettre dans le salon de l’appartement.

Certains curieux arrivent encore alors que d’autres fuient, rouges pivoines, en criant à l’exhibitionnisme. Et alors, je suis français, j’ai déjà la réputation qui me précède. Sérieusement, c’est en discutant avec des anglais qui n’ont jamais voyagé que je me suis rendu compte qu’ils nous voyaient comme des sauvage vivant nu mais avec des bérets sur la tête et sortant le matin pour acheter le pain et se nourrissant de camembert et d’escargots. C’est presque faux ! Même si j’adore le fromage et le pain, et que me balader nu est ma grande passion. Enfin j’aime à montrer mes fesses à ce genre de personnes, même si le plus souvent, je me retiens avec force. Et je leur réponds gentiment de venir voir la tour Effel et de juger par eux même.

Par contre, les autres gardes ne rigolent pas, et ne partent pas. Eux. Non, ils ont l’air très sérieux, voire trop, et je pense que si jamais ils se décident à me dégager, ils ne se retiendront pas. Parce qu’ils sont légèrement plus musclés que moi, bien que ça ne soit pas une réelle difficulté en soit. Et sans mes fringues, je n’ai vraiment plus rien pour me défendre, même pas une chaussette à leur envoyé dessus. Non je n’ai que mes jambes pour courir sur ce coup. J’aurais peut être du garder ma ceinture, je l’aurais joué dresseur de fauves ou Indiana Jones. De toute manière pour le moment, ils me regardent l’air sévère, espérant que je me rhabille honteux et demande des excuses à ceux ou celles que j’aurais pu choquer. Bah ça ne sera pas le cas, na ! Il faudra me passer sur le corps !

Pour le coup, j’ai changé la vision de tous les visiteurs du Musée. L’ennui total ? Le silence ? La non action quelque soit la galerie ? Eh bien petit, tu n’en penseras plus autant maintenant ! Je passe mon bras au dessus de l’épaule d’une statue représentant simplement un corps auquel il manque cependant une tête. Il y a bien une petite différence entre lui et moi. Au temps de l’antiquité grecque, plus le sexe d’un homme était petit plus il était respecté apparemment. Mouais… Enfin là, le pauvre, soit il s’est passé la même chose avec son service trois pièces qu’avec le nez du sphinx en Egypte, soit il avait un souci. Dans tout les cas, le mec il devait être adulé. Je me mets à rire à cette pensée, les gens ne doivent pas comprendre.

Je ris, plié en deux, je pense que j’en ai besoin en réalité, toutes les craintes et les stress accumulés s’en vont maintenant. Ca faisait un moment que je n’avais pas autant ri, et pour tout avouer, ça me faisait plus de bien qu’une crise à haïr le monde entier. Pleurer aussi ça fait du bien, mais là c’est définitivement un peu d’euphorie folle qu’il me fallait. D’ailleurs les gens autour doivent me prendre pour un fou. Certains reculent. J’essuie les larmes qui me gênent la vue, mais du coup j’avais baissé ma garde, et les deux piliers qui me regardaient ont disparu. Merde.

Je ne veux pas risquer de me faire attraper et jeter dehors. Non, je préfère bouger, me frayer un chemin à travers le peuple qui se pousse bien volontiers et courir dans une autre galerie, le sourire toujours aux lèvres, en criant un truc du style « Non vous n’m’aurez pas ! » à l’attention des deux abrutis qui me courent maintenant après. Ajoutez à cela la musique de course poursuite bien connue et vous avez une scène de film.
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